Accusés d’esclavagistes, Yannick Noah et Isabelle Camus se défendent

Quelques jours après les accusations d’esclavagisme faites par l’ancienne nounou du couple Noah-Camus, ces derniers montent au créneau et dénoncent des paroles mensongères. Le couple parle d’ « harcèlement » et d’ « acharnement invraisemblable » à leur égard.

Qui a raison et qui a tort ? On le saura sans doute sous peu, surtout qu’il se dit que ce sont les prud’hommes de Bobigny qui se chargent de vider cette affaire qui oppose le plus célèbre des tennismans français, Yannick Noah et sa compagne, la réalisatrice Isabelle Camus, contre l’ancienne nounou de leur fils. Rabra Bendjebbour, qui s’est occupée du tout dernier des fils Noah, Joalukas (9 ans), affirme avoir été sous-payée et licenciée abusivement. Pire, elle aurait été victime d’esclavagisme. Face à « l’acharnement invraisemblable », Noah et Camus, contre-attaquent et donnent le plein pouvoir à leurs avocats pour « laver l’honneur » de la famille.

Des accusations mensongères ?

Jusqu’ici on n’avait pas entendu la version de Yannick Noah et de sa compagne, Isabelle Camus. Le couple ayant choisi de contredire les propos de leur ancienne salariée par le biais de leurs avocats. Dans un communiqué rendu public ce jeudi 26 septembre, Mes Jean Ennochi et William Bourdon dénoncent « l’acharnement invraisemblable dont leurs clients font l’objet de la part d’une ancienne salariée qui réclame, huit ans après, des heures supplémentaires qu’elle n’a jamais effectuées ».

L’ancienne nounou explique que si elle a mis du temps avant de porter plainte, c’est parce qu’elle a traversé une période très difficile après cet épisode douloureux. Elle n’aurait réalisé « combien elle était exploitée » qu’en 2011, par les conseils d’un ami. « Ma sœur a ouvert un restaurant, et j’en ai parlé à son comptable, qui m’a dit que j’avais été gravement sous-payée ».

Ce qui ne correspondait pas à l’avis des avocats du couple qui parlent d’ « accusations particulièrement malveillantes et totalement mensongères ». Les deux avocats affirment avoir reçu l’ordre « d’engager immédiatement des procédures aux fins que soient sanctionnées justement les graves atteintes à leur honneur et leur réputation ».