Accord de paix au Mali : François Hollande félicite Ibrahim Boubacar Keïta

Le Président français François Hollande a félicité son homologue malien, ce lundi, pour la signature définitive, par tous les protagonistes, de l’accord de paix pour le nord du Mali. Il lui a assuré du soutien de la France dans la mise en œuvre de ce texte.

La France, fortement impliquée dans la résolution de la crise au Mali, a félicité, ce lundi 29 juin 2015, le Président malien Ibrahim Boubacar Keïta pour la signature de l’accord de paix par tous les protagonistes. L’annonce a été faite par un communiqué de la Présidence française.

François Hollande s’est entretenu par téléphone avec son homologue malien a qui il a adressé de « chaleureuses félicitations ». « Cet accord, juste et équilibré, doit permettre d’assurer l’unité du pays, le redéploiement de l’Etat malien sur l’ensemble de son territoire et la réconciliation de tous les Maliens », indique le texte.

Les groupes rebelles du nord, jusque-là réfractaires à la signature d’un accord établi au début du mois de mars dernier, l’ont finalement signé, le 20 juin dernier, après une ultime médiation de l’Algérie. Il s’agissait notamment de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA).

Les violences se poursuivent

François Hollande a confirmé ce soutien directement au Président malien. « Le chef de l’Etat a assuré son homologue malien du soutien de la France à la mise en œuvre de cet accord, dans ses différentes dimensions, qu’il s’agisse de défense et de sécurité, de développement socio-économique et culturel, de réconciliation ou de l’organisation décentralisée de l’Etat », poursuit le texte.

Le ministre français de la Défense, Jean-Yves le Drian, qui s’était déplacé à Bamako, lundi dernier, avait déjà voulu montrer l’engagement de la France dans le processus de paix au Mali.

La situation dans ce pays d’Afrique de l’Ouest est toujours instable. Dimanche, des hommes armés ont attaqué le village de Fakola, dans la région de Sikasso, à la frontière ivoirienne, au sud du pays, faisant un mort. Samedi, ce sont deux militaires qui ont été tués près de la frontière mauritanienne.