Abidjan : ouverture du sommet UA-UE

Les travaux du 5e sommet Union Africaine (UA)-Union Européenne (UE) s’ouvrent ce 29 novembre 2017 à Abidjan, en république de Côte d’Ivoire. Au programme notamment, la jeunesse, les questions d’immigration et la sécurité.

Les discussions entre les représentants des deux continents tourneront autour des problématiques liées à la jeunesse, les questions d’immigration et de la sécurité, ainsi que la mise en place d’un nouveau cadre de partenariat entre l’Europe et l’Afrique.
83 chefs d’État et de gouvernement et quelque 5 000 participants des 55 pays d’Afrique et de 28 pays d’Europe sont attendus à Abidjan. La commune de Cocody sera bouclée pour des raisons sécuritaires, ont annoncé les autorités d’Abidjan. Le gouverneur du district autonome d’Abidjan a interdit de façon stricte d’encombrer le boulevard Valery Giscard d’Estaing (VGE) et de stationner aux abords de ce boulevard et sz ses contre-allées, et ce du 27 novembre au 1er décembre inclus.

A la veille de l’ouverture de cette rencontre, les Présidents de Patronat de la France, de Côte d’ivoire, de la Tunisie, du Maroc, du Cameroun, du Kenya, de la Guinée Equatoriale et de la République Démocratique du Congo se sont réunis et fait des propositions qui seront soumis aux chefs d’Etat et de gouvernement. Ils préconisent notamment la définition d’un nouveau partenariat stratégique Union Européenne – Union Africaine de long terme, basé sur l’économie et impliquant le secteur privé, avec des avantages réciproques, et la mise en place d’une plateforme de travail, de négociation et de coopération réunissant la Commission Européenne, le secteur privé européen et le secteur privé africain. Le rôle de cette entité sera, selon les présidents des patronats de favoriser des discussions sincères sur le contenu des futurs accords de partenariat entre l’UE et l’UA.

Les présidents des patronats ont souhaité également que les délais des financements européens en Afrique soient réduits et que de nouvelles modalités de financement soient mises en place. Ils préconisent aussi la prise des mesures visant le développement des marchés financiers nationaux et l’élargissement du périmètre de types de projets à financer, en vue de contribuer au développement de secteurs hors du champ de coopération traditionnel entre l’Europe et l’Afrique.

La transformation numérique de l’Afrique, l’industrialisation, la diversification des économies et le renforcement de l’entrepreneuriat sont des enjeux majeurs, qui aux yeux des décideurs économiques africains, doivent intégrer le menu des échanges lors de ce sommet. Car, estiment-ils, seuls le développement économique du contient et la lutte acharnée contre le chômage des jeunes constituent des solutions réelles et pérennes contre la fuite des cerveaux en Afrique et le phénomène de l’immigration clandestine.

Le ton est donné et les défis sont énormes. La société civile africaine s’est également mobilisée et veut faire entendre sa voix. Le sommet d’Abidjan prend fin ce 30 novembre 2017. Que décideront les deux continents pour l’avenir de leurs relations ? Nous le saurons d’ici jeudi soir.