Abdoulaye Wade promet de « construire un Sénégal nouveau »

Abdoulaye Wade a été officiellement investi président de la République du Sénégal, mardi, veille de la fête de l’indépendance du pays, pour un mandat de cinq ans, après un septennat à la tête du pays. Il a réaffirmé sa « ferme détermination » à conduire les changements nécessaires pour « réussir le pari du Sénégal émergent ».

Avec Panapress

Me Wade a prêté serment dans l’enceinte du Stade Léopold-Sédar Senghor de Dakar, comble de plus de 60. 000 personnes, en présence d’une vingtaine de chefs d’Etat africains, parmi lesquels le guide libyen Mouamar Kadhafi, le président égyptien Hosni Moubarak, le président en exercice de l’Union africaine, le Ghanéen John Kuffor, et le président du Nigeria, Olusegun Obasanjo.

Abdoulaye Wade, 81 ans, qui avait passé un quart de siècle dans l’opposition avant d’accéder au pouvoir suprême en 2000, a été réélu au premier tour de l’élection présidentielle du 25 février avec près de 56% des voix face à 14 autres candidats.

Wade félicite ses compatriotes pour leur esprit démocratique

Il a adressé ses plus chaleureuses félicitations à ses compatriotes à la suite de l’élection présidentielle du 25 février dernier, qu’il a remportée au premier tour avec près de 56% des suffrages.

Dans son message à la nation, délivré mardi soir à la veille de la célébration du 26ème anniversaire de l’indépendance du pays, Me Wade a dit toute sa fierté pour l’esprit démocratique et le rôle joué par les Sénégalais dans la bonne tenue du scrutin.

« M’adressant à vous en pareille circonstance pour la première fois depuis l’élection présidentielle du 25 février, je désire vous féliciter chaleureusement et vous dire toute ma fierté pour la part que chacun de vous a apportée à la réussite de cet exercice digne d’une démocratie majeure et apaisée », a-t-il dit.

Le chef de l’Etat a confondu dans ses félicitations la majorité et l’opposition, dont une partie continue de contester sa victoire, arguant qu’elle a été obtenue au moyen de « fraudes sur le fichier électoral ».

« Au-delà des résultats, le succès de ce scrutin a surtout résidé dans le taux record de participation, ainsi que le calme, la dignité et la sérénité ayant entouré son déroulement », s’est réjoui Me Wade, exhortant ses concitoyens à maintenir le même élan pour l’échéance des législatives du 3 juin prochain.

Les leaders d’une partie de l’opposition ont réaffirmé lundi, au cours d’une conférence de presse à Dakar, leur décision de boycotter les élections législatives à venir à moins que le président Wade accepte de tenir avec eux des négociations sur le processus électoral, qu’ils jugent piégé.

Le président Wade réaffirme son option pour un Sénégal émergent

Le président sénégalais Abdoulaye Wade a réaffirmé sa « ferme détermination » à conduire au cours des cinq prochaines années, les changements nécessaires pour « réussir le pari du Sénégal émergent ». Il a souligné que cette vision « reste intacte aujourd’hui plus que jamais » en promettant d’y consacrer toute son énergie avec toutes les forces vives de la nation.

« La tâche ne sera pas assurément de tout repos. Elle exige de chacun de nous un effort permanent, une projection optimiste sur le futur et une passion communicative de construire un Sénégal nouveau. C’est à ce prix seulement que nous réaliserons le complément indispensable de notre indépendance », a-t-il déclaré.

« Plus qu’à une simple évolution, c’est à une véritable révolution des mentalités que nous devons nous astreindre », a encore estimé le président Wade, ajoutant que le relèvement d’un tel défi est largement à la portée de ses compatriotes « s’ils restent mobilisés et unis autour de l’essentiel ».

« Chaque Sénégalaise, chaque Sénégalais, est en quelque sorte comptable du destin national et doit porter en lui cette part d’audace et de rêve qui féconde le progrès des sociétés humaines », a soutenu Abdoulaye Wade.

« Telle est la démarche qui continuera de guider mes choix et mon action pour oeuvrer avec vous au service d’un Sénégal toujours plus libre et indépendant, dans l’unité et la cohésion nationales », a-t-il conclu.