Abdel Kader Sow : surdoué du pinceau et du clavier

Depuis toujours la peinture est pour Abdel Kader Sow un besoin irrépressible. Diplômé de l’Institut National des Arts (INA) de Bamako, il décline son art autour de la symbolique dogon et des valeurs de son continent natal. Portrait d’un artiste malien qui vit au rythme de son époque.

 » J’ai toujours voulu peindre. Mon père a fini par l’accepter quand je suis arrivé premier au concours d’entrée à l’Institut National des Arts (INA) de Bamako « . Peul d’origine, Cheik Abdel Kader Sow – Caksow, son nom d’artiste – voit le jour en 1964 à Bamako. Sa passion pour la peinture le dévore dès son plus jeune âge. Pourtant, ce n’est qu’en terminale qu’il aura le droit de s’y adonner librement. Pour ce faire, il intègre avec brio l’INA à Bamako. A sa sortie de l’institution en 1993, il laisse libre cours à son art mais s’intéresse à l’informatique. Autodidacte, il est actuellement webmestre du site MaliNet, pionnier au Mali dans son domaine.

Son expression artistique est duale. L’une est axée sur la technique : celle du sable ou Cin-Cin (en bambara, langue usitée au Mali). Abdel Kader Sow reconstitue des scènes de la vie quotidienne ou des motifs – ceux du bogolan – Extrait du grès, le sable est tamisé selon le calibre des grains. Il sera ensuite dispersé et coloré au gré des dessins réalisés, avec de la colle, sur une toile vierge. L’autre technique utilisée passe par la peinture.

La symbolique dogon : un élément récurrent

Les sources d’inspiration d’Abdel Kader Sow sont les signes qui construisent l’environnement culturel dogon mais aussi peule ou encore bambara. La fameuse échelle dogon (qui permettait d’accéder aux greniers, qui constituent, généralement, le deuxième niveau des habitations de ce peuple) est fortement présente dans ses toiles. Il s’inspire aussi de la foule, expression selon lui  » de la chaleur africaine » : « aucune cérémonie ne se fait en Afrique sans la présence d’une foule chamarrée « .

Le message qu’il veut faire passer, au travers de ses oeuvres, est simple : sans communication, il n’y a pas de paix. Le dialogue que symbolise, selon Abdel Kader Sow, l’entrelacs des tresses de ses soeurs, devrait inspirer les pays africains pour que le continent connaisse des jours meilleurs, ainsi que le monde dans son ensemble.

Tout un programme, qui traduit l’engagement de l’artiste. Il participe, en effet, au sein de l’association la Girafe, à la promotion des échanges entre la France et l’Afrique francophone, notamment en ce qui concerne les Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication (NTIC).

Exposition du peintre malien Cheick Sow

Exposition du 16/03 au 30/03/2001

Vernissage le 16/03/2001 de 19H à 21H30

Restaurant L’Annexe 4 Cour des petites écuries 75010 PARIS

Metro : Château d’eau ou Strasbourg St Denis