Abdallah al-Senoussi pourrait être extradé vers la Libye

La Mauritanie pourrait extrader l’ancien chef du renseignement libyen, le colonel Abdallah al-Senoussi, vers son pays, selon les autorités libyennes. Aucune source mauritanienne n’a confirmé officiellement l’information.

Abdallah al-Senoussi pourrait être extradé vers la Libye. Tripoli et Nouakchott seraient parvenus à un accord, a indiqué ce mercredi Nasser al-Mannaa, conseiller et porte-parole du gouvernement libyen,
« Nous avons obtenu l’accord de la Mauritanie de livrer Senoussi à la Libye où il jouira d’un jugement équitable. Aucune date n’a été définie pour cela, mais ce sera très prochainement », a affirmé le responsable libyen, selon l’AFP. Le vice-Premier ministre libyen, Moustafa Abou Chagour avait déjà fait cette annonce, mardi soir sur son compte twitter. « J’ai rencontré le Président mauritanien et il a accepté l’extradition de al-Senoussi vers la Libye ». Elle a été confirmée par les autorités mauritaniennes, selon Reuters. « Le principe de l’extradition de Senoussi vers la Libye a fait l’objet d’un accord », aurait indiqué une source proche de la présidence mauritanienne.

La Libye espère juger al-Senoussi

La Libye, la France et la Cour pénale internationale (CPI) ont demandé l’extradition de l’ex-chef des renseignements de Mouammar Kadhafi, le colonel Abdallah al-Senoussi. L’ancien dignitaire libyen a été arrêté en Mauritanie dans la nuit de vendredi à samedi. Il est notamment accusé par la CPI de crimes contre l’humanité pendant la révolution libyenne. Selon le juriste Roland Adjovi, spécialiste du doit international, le contexte juridique – la saisine de la CPI par le Conseil de sécurité des Nations unies – semblait plus favorable à la CPI. La France et la Libye se devant de coopérer avec la juridiction internationale. Cependant la Libye, au nom duquel Interpol a émis un mandat d’arrêt international pour extradition qui a été exécuté par la Mauritanie, avait également des chances d’obtenir gain de cause. Par ailleurs, la Mauritanie est liée par une convention d’assistance juridique à Libye par le biais de la Ligue arabe.

Des trois requêtes, celle de la France était celle qui avait le moins de chance d’aboutir.

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