« Aastou », la ronde des femmes

Assétou Samaké organise samedi, à Paris, la deuxième édition de son défilé de femmes rondes Aastou. Au programme, des chorégraphies et un défilé auquel participeront les marraines du show : les comédiennes Claudia Tagbo et Marilou Berry. Précisions, de l’initiatrice de l’événement.

Aastou[[Aastou : attirante, attachante, sensuelle, tout en étant opulente et unique]], Acte II. Après une première édition réussie, Assétou Samaké espère que son défilé de femmes rondes frappera encore plus fort samedi, à l’Espace Saint-Martin de Paris. Pour éviter la routine, l’initiatrice a décidé d’innover. Vingt filles de toutes origines prendront ainsi possession du podium pour défiler ou danser, sous l’œil attentif de deux marraines : les comédiennes Claudia Tagbo et Marilou Berry… Confidences.

Beautés d’Afrik : Pourquoi avoir choisi Claudia Tagbo et Marilou Berry comme marraines ?

Assétou Samaké : Claudia, c’était une évidence : je promeus son image et c’est une femme ronde qui s’assume. Et, lorsque je lui ai proposé, elle a gentiment accepté et je l’en remercie. Comme je cherchais une jeune femme belle et ronde, j’ai pensé à Marilou Berry. Je l’ai contactée sur son Myspace et elle s’est empressé d’accepter.

Beautés d’Afrik : Quel rôle vont-elles jouer ?

Assétou Samaké : Elles ont été des marraines très actives. Elles sont venues aux répétitions, elles ont donné des conseils aux filles… Elles ont pris leur rôle très au sérieux et ont été des marraines très actives. D’ailleurs, elles nous feront la gentillesse samedi de défiler avec nous et pour nous.

Beautés d’Afrik : Quelles sont les autres nouveautés ?

Assétou Samaké : Ce spectacle est beaucoup plus rigoureux, donc, beaucoup de choses ne sont pas faciles à gérer. Mais on essaye de passer outre. Aussi, c’est difficile de donner envie aux gens de venir, de se renouveler… Cette année, pour la première fois, il y aura entre autres deux chorégraphies de 12-15 minutes : le Girly Show et Les Poupées : le Monde Féérique. Douze filles participeront à ces chorégraphies et les huit autres au défilé de mode de la créatrice Topaz. Cette nouvelle édition d’Aastou est un vrai challenge et, comme les gens nous attendent au tournant, c’est à nous de prouver qu’on peut faire mieux que l’an dernier.

Beautés d’Afrik : Avez-vous le sentiment que votre spectacle contribue à décomplexer les femmes rondes ?

Assétou Samaké : J’ai des copines qui sont venues l’an dernier et qui étaient étonnées : elles me disaient que de voir de belles femmes rondes défiler comme ça leur donnait envie d’évoluer, de décomplexer, de s’assumer. Ce sont justement des objectifs de ce show militant.

Beautés d’Afrik : Votre défilé tombe quelques jours après la sortie d’une étude sur l’obésité en France, qui toucherait en réalité un Français sur cinq. Avez-vous le sentiment que cela peut porter préjudice à votre spectacle ?

Assétou Samaké : Ce n’est pas parce qu’ils disent ça qu’on doit arrêter de vivre ! Il y a une certaine population qui est dénigrée, mise de côté. Je trouve que c’est le moment de prouver que l’on sait faire des choses, que l’on n’est pas des boulets, même si l’obésité cause notamment des problèmes de santé. Et de prouver que la grosseur ne s’attrape pas.

Se rendre à Aastou :

199 bis, rue Saint-Martin

75003 Paris

Métro : Rambuteau (ligne 11), prendre la sortie « rue du Grenier Saint Lazare »

Entrée : 20 euros