A la recherche des 39 victimes disparues de l’attaque de Nairobi

Pour le moment, le dernier bilan de l’attaque de Nairobi est de 67 morts, selon les autorités. Mais au moins 39 personnes sont toujours portées disparues depuis le drame qui a tourmenté la capitale kényane, affirme la Croix-Rouge. Pour le moment, les autorités gardent le silence sur cette zone d’ombre.

L’attaque de Nairobi n’a pas encore révélé tous ses mystères. Alors que le bilan officiel est de 67 morts, 39 personnes sont toujours portées disparues, selon la Croix-Rouge. Où sont donc ces victimes du drame de la capitale kényane ? Ont-elles été ensevelies dans les débris du centre commercial Westgate, où le commando responsable de l’attaque a fait un carnage ?

Pour l’heure, les autorités kényanes gardent le silence sur ces zones d’ombre. Au départ, 61 personnes avaient été portées disparues, mais des corps ont depuis été identifiés tandis que d’autres personnes, qui n’étaient en fait pas dans le centre commercial lors de l’attaque, ont été retrouvées vivantes. Toutefois, la Croix-Rouge ne précise pas si de nouveaux corps ont été découverts dans les décombres du Westgate.

A la recherche de nouveaux cadavres

Les enquêteurs kényans, soutenus par des services étrangers, continuent de fouiller le centre commercial de fond en comble à la recherche d’explosifs, d’indices sur les assaillants, ou encore de nouveaux cadavres. Mais l’opération est compliquée, car une partie du bâtiment s’est effondrée pendant l’assaut, à la suite de fortes explosions et d’un incendie qui a fragilisé sa structure.

Si l’attaque, sans doute l’une des plus meurtrière de l’histoire du Kenya, depuis l’attentat contre l’ambassade américaine à Nairobi en 1998, a été revendiquée par les insurgés islamistes somaliens shebabs, les autorités kényanes ignorent en réalité l’identité des assaillants. Pour le moment, huit suspects sont encore détenus dans le cadre de l’enquête, après que l’un d’entre eux ait été libéré ce lundi. De son côté, Interpol est toujours aux trousses de la Britannique Samantha Lewthwaite dite la Veuve blanche, soupçonnée d’être à la tête du commando qui a malmené Nairobi.