A la découverte de l’art contemporain africain

Le portail anglophone African Colours offre la possibilité aux artistes africains d’art contemporain de se faire connaître dans le monde entier. L’occasion d’exporter un art peu méconnu à l’étranger. Visite guidée.

L’art contemporain a sa vitrine virtuelle : African Colours. Ce portail culturel, né en juillet 2000 à Harare (Zimbabwe), offre la possibilité aux artistes africains d’art contemporain de se faire connaître sur le Continent, mais aussi dans le reste du monde. L’objectif est de faciliter le partage des idées et de la culture des artistes de la planète. Les 72 artistes représentés sont principalement originaires de pays de langue anglaise, sans doute dû au fait que le site soit anglophone.

En page d’accueil, les différentes expositions d’art contemporain africain qui se déroulent aux quatre coin du Continent sont classées par date. Chaque annonce est étayée par un texte apparaît dans un rectangle coloré, avec le drapeau du pays concerné au coin gauche. On trouve dans cet espace, selon les cas, le thème de la manifestation ou des informations pratiques sur l’artiste. Des photos donnent un avant-goût de ce que le visiteur pourra y voir. Dans certains cas, des liens renvoient aux associations qui ont monté l’exposition.

50 euros par an pour quatre pages jaunes

Pour découvrir les artistes d’un pays donné, il suffit de cliquer, en haut de chaque page, sur la rubrique yellow pages (pages jaunes). Là, les drapeaux du continent apparaissent (attention toutefois : le drapeau du Burkina Faso et celui de l’Algérie ont été inversés…). En cliquant sur certains, une page s’ouvre avec une liste de noms d’artistes. Un lien correspond à chacun et conduit à une page où les coordonnées, le CV et, pour certains, un échantillon des œuvres sont disponibles.

Pour pouvoir exposer son art et son cursus, les artistes du continent doivent payer 50 euros par an pour quatre pages jaunes, avec en plus une adresse e-mail. En revanche, les prix grimpent pour ceux qui veulent promouvoir leur activité, mais qui vivent en dehors de l’Afrique. Pour la même prestation, ils déboursent en effet 100 euros. Pour les personnes morales, « African Colours assiste et améliore l’accessibilité des organisations d’art ou ayant une relation avec l’art en leur fournissant des opportunités pour être visibles sur Internet », explique le portail. Pour quatre « pages réseau », une adresse e-mail et divers avantages, le prix à l’année revient à 50 euros par an pour celles qui sont sur le Continent et 200 pour les autres. La tarification passe respectivement à 30 et 100 euros pour une seule page.

Tous les artistes, associations d’arts ou affiliées ont la promesse d’être bien référencés sur les moteurs de recherche. Intéressés ? Visitez le site : African Colours