Mali : à l’heure des négociations

Alors que le calme est revenu dans le nord du Mali depuis la signature du cessez-le-feu entre le gouvernement et le Mouvement nationale de libération de l’Azawad (MNLA), l’heure est aux négociations.

Le gouvernement malien travaille actuellement à des propositions de paix afin d’entamer des négociations avec les mouvements autonomistes du nord du Mali, qui se sont récemment emparés de Kidal et de Ménaka. En jeu notamment, la libération de la cinquantaine de soldats prisonniers des mouvements autonomistes du nord. Les combats ont cessé dans cette région depuis la signature d’un cessez-le-feu, vendredi dernier.

Elaborer une feuille de route claire 

Le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) détient 18 prisonniers tandis que son allié, le Haut conseil pour l’unité de l’Azawad (HCUA) en a capturé 32. Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) les a rencontrés à Kidal, rapporte RFI. Ces prisonniers devraient servir de monnaie d’échange dans le cadre des négociations qui vont normalement s’ouvrir dans une dizaine de jours.

Le président de la République Ibrahim Boubacar Keïta a donné l’instruction à ses ministres d’élaborer une feuille de route claire, notamment sur la situation sécuritaire dans la région, ainsi que sur le développement et la gouvernance locale au nord. Le ministre algérien des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, a proposé, ce lundi, l’Algérie pour accueillir les négociations, tandis que le Burkina Faso a offert à nouveau au Mali sa médiation. Alors que le Maroc a une nouvelle fois demandé aux différentes parties de revenir à la table des négociations, le contact est maintenant établi entre le gouvernement et certains groupes rebelles.