Kinshasa et Brazzaville trouvent un accord sur la circulation des personnes

Les travaux de la réunion mixte entre la République démocratique du Congo et le Congo-Brazzaville se sont achevés mardi 3 juin, à Kinshasa. Les deux pays ont ainsi signé une convention sur la circulation et l’établissement des personnes entre les deux pays.

Suite aux travaux de la commission réunissant la République démocratique du Congo et la République du Congo, les deux pays ont réussi à trouver un accord en signant une convention sur la circulation et l’établissement des personnes entre leurs frontières, rapporte Radio Okapi.

Désormais, les personnes vivant au bord de la frontière RDC-Congo Brazzaville, longue de 1 300 km, vont pouvoir de nouveau la traverser pour un séjour de trois jours maximum, à condition, qu’elles soient munies d’un laisser passer et d’une carte d’identité. La convention doit toutefois être ratifiée par les parlements des deux pays.

Les deux Etats se sont aussi mis d’accord sur l’installation d’une équipe mixte RDC-République du Congo, dont la mission sera de vérifier tous les cas faisant référence aux violations des droits de l’Homme, lors des expulsions des RD-Congolais de Brazzaville.

Martin Kobler, le chef de la Mission de l’ONU en RDC ( MONUSCO), avait d’ailleurs déclaré, lors de sa visite dans un camps de transit de Makuliu, le 23 mai, que « des femmes accouchaient sur la plage, on avait des bateaux surpeuplés, des enfants noyés, ça m’a choqué. J’ai demandé à la République du Congo d’arrêter immédiatement les expulsions massives ».

Les deux pays se sont aussi accordés sur un autre point : les représentations diplomatiques et consulaires concernées seront dorénavant informées, avant toutes opérations d’expulsions massives. Les deux parties sont aussi tombées d’accord sur le nombre de personnes victimes de ces expulsions depuis avril dernier. Cent trente six mille personnes auraient donc été expulsées, dont cinquante-sept mille enfants. La commission a finalement reconnu que chacun des deux pays avait le droit d’appliquer sa réglementation nationale sur l’immigration.