Afrique du Sud : la signature d’un accord dans le platine tarde à venir

Alors qu’un compromis avait été annoncé jeudi, la signature d’un accord pouvant mettre fin à la grève dans le secteur du platine en Afrique du Sud n’est toujours pas intervenue. Les discussions se poursuivent entre les trois principaux producteurs mondiaux de platine et les mineurs en grève.

Entre 70 000 et 80 000 mineurs sont en grève, depuis près de cinq mois, dans le secteur du platine, en Afrique du Sud. Il s’agit de la plus longue grève qui n’ait jamais eu lieu dans les mines. La signature d’un accord pouvant mettre fin aux conflits tarde à venir. Elle avait été annoncée jeudi par les trois plus gros producteurs mondiaux de platine, Lonmin, Amplats, Implats. L’Association des mineurs et des syndicats dans la construction (AMCU), qui conduit la lutte, avait trouvé un accord de principe sur la résolution de cette crise.

Les grévistes à bout de souffle

Les discussions semblent durer au sujet de certains détails de l’accord, notamment sur la réintégration des 250 mineurs licenciés au cours de la grève, une revalorisation des allocations de logement, le paiement des mois de grève ainsi que sur une possible réouverture des négociations dans trois ans. Les dirigeants de l’AMCU devraient rencontrer les entreprises productrices de platine, ce week-end, pour achever l’accord, lit-on sur RFI. Il prévoit un doublement, sur cinq ans, du salaire de base des mineurs.

Les grévistes sont financièrement à bout de souffle. Le mouvement a débuté le 23 janvier dernier, et une grande partie d’entre eux semblent aujourd’hui reprendre le travail à cause de leurs conditions de vie qui se sont considérablement dégradées, ces dernières semaines.