85 agences de voyage suspendues au Cameroun pour absence d’agrément

85 agences de voyage ont été suspendues par Jean Ernest Masséna Ngalle Bibehe, Ministre des transports du Cameroun par une décision prise le 21 mars 2019. En effet, aucune de ces agences de voyage ne possède un agrément en bonne et due forme fournie par le ministère des transports.

La durée de la suspension est d’un mois. En tout cas, « jusqu’à la régularisation de leur situation administrative respectives » écrit Jean Ernest Masséna Ngalle Bibehe. Les compagnies de transport interurbain de personnes sommées de garer leurs véhicules sont celles qui, il y a un mois, avaient reçu un dernier sursis. Dans une série de communiqués de presse signés le 04 février 2018, Jean Ernest Masséna Ngalle Bibehe donnait jusqu’au 18 février prochain (15 jours) aux compagnies de transport routier interurbain pour régulariser leur dossier d’agrément.

Une sommation qui est allée au-delà du délai de sommation. Puisqu’en plus des 15 jours de sursis annoncés, le ministre des Transports a attendu un peu plus d’un mois avant de prendre sa décision.

A la lecture de la décision du ministre, deux constats se dégagent. Certaines agences se sont conformées, à la décision du ministre des Transports. Pour rappel, il y a un mois, sur près de 162 compagnies accusées par le ministère des Transports d’évoluer sans agrément, seules 14 d’entre elles s’étaient pliées aux injonctions de leur tutelle administrative.

Ceci permet donc de constater que sur les 148 opérateurs menacés de suspension, 63 ont respecté la mise en garde du ministre des Transports. En se conformant à la réglementation avant le fameux 18 février.

Deuxième constat, plus de la moitié des « clandestins » sont restés dans le boycott. Deux grands groupes se distinguent. La région du Centre prend la tête des régions frondeuses. Ici, 24 compagnies sont suspendues par le ministre des Transports. Pour rappel, avant cette suspension, seulement 4 compagnies sur les 42 placées sous le viseur avaient suivi la décision.

Vient ensuite la région du Littoral, avec 23 opérateurs de transport interurbain de personnes. Avant la décision définitive de Jean Ernest Masséna Ngalle Bibehe, seules 4 compagnies avaient respecté la décision du ministre, sur les 38 menacées de suspension.

La région de l’Ouest arrive en troisième position, avec 20 compagnies suspendues. Il y a un mois, le ministre avait noté le ralliement de deux agences seulement sur les 32 placées sous le viseur.

Il semblerait que l’écho de cette suspension ne s’est pas fait entendre. On avoue même mordicus ne pas être au courant d’une telle décision. Des chargeurs qui s’affairent à l’embarquement des colis, laissent échapper que leur employeur leur demande d’être toujours au boulot.