40.000 villageois déplacés et des cultures détruites au Malawi

Les pluies diluviennes qui s’abattent sur le Sud du Malawi ont déjà ravagé 37 000 hectares et fait plus de 40 000 déplacés. Les autorités appellent la population villageoise à s’installer sur les hautes terres car d’autres dangereuses précipitations sont à prévoir.

Par Panapress

Des inondations chroniques ont frappé le district de Chikwawa, dans le Sud du Malawi, situé à quelque 50 km au sud de Blantyre la capitale économique, où elles ont détruit 37.000 hectares de cultures et entraîné le déplacement de plus de 40.000 personnes, a déclaré mardi un haut responsable.

« Plus de 8.000 familles ont été touchées à Chikwawa où les cultures et le bétail ont été emportés et des maisons se sont effondrées à cause des inondations », a précisé Harrison Lende, commissaire du district de Chikwawa, s’exprimant devant le ministre de l’Irrigation et du Développement hydraulique, Sidiq Mia, qui conduisait une équipe d’officiels et de journalistes en tournée dans les zones affectées.

L’Etat offre 6 tonnes de semences

Un chef de village du nom de Sekani a pour sa part fait savoir que quelque 309 maisons en banco ont été détruites entre le 29 et le 30 décembre rien que dans sa circonscription. Au total, quelque 570 foyers ont été affectés et les villageois sont laissés dans le dénuement. « Nous espérons que le gouvernement va nous venir en aide », a ajouté Sekani.

Les inondations ont également touché plusieurs autres villages à Chikwawa et dans le district voisin de Nsanje. Mia a déconseillé aux villageois de rester dans les zones sujettes aux inondations, pour ne pas mettre leur vie en danger. « Le gouvernement mettra à votre disposition des tentes et des vivres, mais vous devez penser à vous réinstaller dans les hautes terres », a insisté le ministre. Il a affirmé que le gouvernement offrait six tonnes de semences de maïs pour permettre à la population de replanter après le retrait des eaux.

D’autres inondations en perspective

Les deux districts sont inondés en permanence, mais les habitants ont résisté aux appels à s’installer dans les hautes terres parce que les sols situés le long de la vallée sont plus riches comparés au sol rocailleux des hautes terres où on leur demande de se reloger.

Par ailleurs, le service de la Météorologie nationale a averti que les personnes vivant dans les basses terres devraient se préparer à d’autres inondations à cause des fortes pluies prévues dans les prochaines semaines. Gray Munthali, le directeur adjoint de la Météo, a indiqué mardi que son service a enregistré une pluviométrie excédentaire dans certaines zones, ce qui pourrait se traduire par d’autres inondations.