3 soirées au Cirque d’Hiver : Hommage à Miriam Makeba, autour d’Angélique Kidjo

Hommage à Miriam Makeba, autour d’Angélique Kidjo, qui invite pour l’occasion Asa, Ayo, Sayon Bamba Camara, Dobet Gnahoré, Vusi Mahlasela, Rokia Traoré et un choeur sud-africain.

Cirque d’Hiver, Paris 11ème

CRÉATION

Angélique Kidjo et quelques-unes des plus belles voix du continent africain rendent hommage à l’immense Miriam Makeba
Angelique Kidjo invite : Asa, Ayo, Sayon Bamba Camara, Dobet Gnahoré, Vusi Mahlasela, Rokia Traoré, et un choeur sud-africain

Thierry Vaton, direction musicale // Pierre Bidon, mise en espace

Angelique Kidjo

Sa mère était chorégraphe et directrice de théâtre, son père était photographe, Angélique Kidjo naît, en juillet 1960 à Ouidah au Bénin, dans un foyer d’artistes. Très tôt habituée à chanter, elle fait ses premiers pas avec le groupe de ses frères aînés. Mais si elle a réussi à devenir la musicienne qu’elle est aujourd’hui, c’est en partie grâce à son idole Miriam Makeba dont elle connait toutes les chansons par coeur dès l’âge de quinze ans. L’exemple de la chanteuse sud-africaine l’a poussé à affronter les traditions béninoises qui écartaient les femmes des carrières artistiques. Et depuis Pretty, son premier album sorti en 1980, jusqu’à son dernier opus, Djin Djin paru en 2007, sa popularité ne s’est jamais démentie. La musique n’est pas la seule influence qu’a eu la grande dame sur Angélique Kidjo. Son militantisme contre l’apartheid a marqué l’artiste béninoise qui, à son tour, s’est s’engagée, notamment auprès des enfants africains au travers de missions pour l’Unicef. Les deux femmes se connaissaient bien pour avoir de nombreuses fois chanté ensemble et avoir toutes les deux gagné un Grammy Awards. Alors qui de mieux placée qu’Angélique Kidjo pour rendre hommage à Mama Africa. Epaulée par quelques-unes des plus grandes voix du continent africain (Asa, Ayo, Sayon Bamba, Dobet Gnahoré et VusiMahlasela, Rokia Traoré), elle nous raconte Miriam Makeba à travers ses chansons. Ces moments de vie gravés tout au long de sa prolifique carrière viennent illustrer comme des tableaux : ses débuts, son exil, son escapade américaine, sa lutte contre l’apartheid et son retour au pays.

Asa

Même si Asa, le petit faucon en langue yoruba, est née en France, c’est le son de Lagos qui coule dans ses veines. A l’âge de deux ans, elle repart vivre dans son pays d’origine et c’est au grand air des plateaux nigérians qu’elle débute son apprentissage de la musique. Elle en a dix-huit lorsque le saxophoniste Peter King lui parle d’une école de musique non loin de chez elle. Un an plus tard, elle est prête à connaître un début de carrière fulgurant. Elle rencontre Femi Kuti, Manu Dibango, se produit sur de nombreuses scènes avant de sortir son premier album en 2007.

Ayo

Fille d’un père nigérian et d’une mère gitane installés en Allemagne, Ayo, (la joie en yoruba), a toujours su entremêler ses cultures afin d’exprimer sa musique de façon personnelle. La jeune femme de vingt-huit ans s’est fait connaître avec l’album Joyfull, sorti en 2006, et son tube « Down on my knees ». Dans son dernier disque Gravity at Last, elle ouvre encore plus son éventail musical offrant de nouvelles pistes à son inspiration. Depuis quelques années, elle prête aussi son talent au légendaire batteur Tony Allen qui en a fait une de ses voix préférées.

Sayon Bamba Camara

Elle a fait ses armes avec l’une des dernières formations des célèbres Amazones de Guinée, avant de prendre assez d’assurance pour voler de ses propres ailes. Sayon Bamba est née et a grandi en Guinée Conakry, mais vit à Marseille. Elle jongle entre les traditions de son pays d’origine et les musiques de celui qu’elle a adopté en reprenant des chansons de Gainsbourg ou Nino Ferrer. Avec son dernier album, Mod’vakance, sorti en 2008, elle développe une expression musicale personnelle et inspirée, en lien avec ses racines et ouverte sur le monde.

Dobet Gnahoré

Quel chemin parcouru depuis le village d’artistes de Ki Yi M’Bock en Côte d’Ivoire, où la chanteuse Dobet Gnahoré et le guitariste Colin Laroche de Féline se sont rencontrés. En créant le duo Ano Neko à la fin des années 90, puis en le transformant en un groupe au service de sa sublime voix, ils ont permis à la musicienne ivoirienne de se faire connaître sur les scènes du monde entier. Avec Na Afriki, son dernier album, Dobet Gnahoré a marqué les esprits. Elle est, aujourd’hui, considérée comme l’une des artistes africaines les plus prometteuses de sa génération.

Vusi Mahlasela

« The Voice » est, comme son surnom l’indique, la plus belle voix masculine d’Afrique du Sud. VusiMahlasela, né à Pretoria en 1965, est le chanteur populaire par excellence. Toujours accompagné de sa guitare, il transmet un message d’espoir grâce à ses poésies engagées. Avant d’attaquer une carrière solo qui l’emportera aux quatre coins du monde, le musicien a fait partie du groupe de Miriam Makeba et Hugh Masekela. Auteur de six albums studios dont Naledi Ya Tsela sorti en 2007, Vusi Mahlasela est aujourd’hui l’une des plus grandes icônes anti-apartheid encore vivante dans son pays.

Rokia Traoré

La chanteuse Rokia Traoré, artiste moderne et cosmopolite, a toujours combattu l’étiquette exotique accolée aux musiques du continent africain. Cette Malienne née en 1974, vivant en France et, aujourd’hui, propriétaire d’un studio d’enregistrement dans son pays natal, a beaucoup travaillé pour imposer son style. Un acharnement récompensé par la Victoire desMusiques dumonde 2009. Dans son quatrième album Tchamantché, accompagnée d’une guitare électrique Gretsh, elle continue à tisser des liens entre sonorités africaines et occidentales.

INFOS PRATIQUES

Tarifs 1e catégorie : tarif plein 26 € / tarifs réduits 23 € et 21 €

Tarifs 2e catégorie : tarif plein 22 € / tarifs réduits 18 € et 16 €

Tarifs 3e catégorie : tarif plein 18 € / tarifs réduits 15 € et 13 €

Informations et réservations : 01 58 71 01 01

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