3 Septembre 2012 : réouverture des universités en Côte d’Ivoire

Paris, le 6 Septembre 2012. Après deux années de fermeture dues à la violente crise qui a touché la Côte d’Ivoire de 2010 à 2011, les trois principales universités du pays (Cocody, Abobo-Adjamé et Bouaké) ont rouvert leurs portes le 3 septembre. Conformément à sa mission de soutien à l’enseignement supérieur francophone dans le monde, l’Agence universitaire de la Francophonie a participé activement à cette réouverture. Elle s’était en effet engagée auprès de ces trois universités afin qu’elles se préparent pour la rentrée académique 2012-2013. Le ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, Ibrahima Cissé Bacongo, se réjouit du « départ nouveau » que symbolise cette avancée déterminante pour le développement du pays.

L’Agence universitaire de la Francophonie a pris part au plan d’action commun en faveur de la relance du système universitaire ivoirien. Ce plan était structuré autour de deux axes : la réouverture des trois universités publiques pour la rentrée d’une part, la modernisation et la stabilisation à moyen terme de l’université ivoirienne, d’autre part. Ses principaux objectifs : l’accueil des étudiants qui attendaient, depuis avril 2011, d’entreprendre ou de poursuivre leurs études, l’élaboration de nouveaux parcours de formation, la remobilisation des enseignants-chercheurs et la reconstitution des archives des universités.

Les actions de l’AUF en faveur des universités ivoiriennes

L’AUF a ainsi accompagné les universités de Cocody, d’Abobo-Adjamé et de Bouaké par la formation des enseignants-chercheurs à la mise en ligne de cours mais aussi par la formation des responsables des universités à la gestion académique et administrative (avec l’appui de l’institut panafricain de la gouvernance universitaire*), la mise en ligne de cours, la rédaction de nouvelles formations scientifiques dans les UFR de mathématiques, sciences et biologie et la mise en place de systèmes d’information conformes au système « licence-master-doctorat ».

« Pour que le départ nouveau de l’enseignement supérieur de notre pays que nous fêtons aujourd’hui soit possible, il nous a fallu tout repenser (…) Cela s’est fait à travers le passage au système Licence-Master-Doctorat (LMD). Pour la mise en place de ce système, le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, a pu compter sur l’appui de la coopération française de l’UEMOA et de l’AUF » précise le ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique Ibrahima Cissé Bacongo, lors de son discours d’inauguration de la réouverture des universités.

L’Agence a reconstruit, au sein de l’Ecole normale supérieure d’Abidjan, le Campus numérique francophone inauguré le 2 février dernier. Ce campus comprend 72 postes de travail connectés à Internet, une salle de visioconférence, une salle infothèque et une salle des serveurs. Des espaces sont aussi destinés à la formation et plus particulièrement aux formations ouvertes à distance (FOAD).

« L’Agence universitaire de la Francophonie souhaite faire des TICE (technologies de l’information et de la communication pour l’enseignement) un outil permettant aux universités de se moderniser, de faire face aux problèmes qu’engendrent les importants effectifs d’étudiants de retour sur les campus lundi 3 septembre 2012, mais aussi et surtout de rattraper le temps perdu par les étudiants pendant la fermeture des universités. » indique le recteur de l’AUF, Bernard Cerquiglini.

L’Agence est intervenue également dans la mise en place de la numérisation d’informations. A titre d’exemple, pour l’Université d’Abobo-Adjamé, l’AUF a participé à la reconstitution et à la sécurisation des données administratives et pédagogiques de l’université ainsi qu’à la gestion de la scolarité et des inscriptions en ligne.

Pour assurer la pérennité et le suivi du plan d’action, et avec l’appui de différents partenaires de l’AUF, notamment du centre de recherches pour le développement international (CRDI) et de la coopération française, un comité de pilotage pour la mise en œuvre du plan d’action des universités et grandes écoles de la Côte d’Ivoire a été mis en place en avril 2012.

Ce comité, dont le secrétariat est assuré par l’AUF, est constitué des présidents d’universités, des directeurs généraux des grandes écoles et de représentants du ministère ivoirien de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique. Il est coordonné par la présidente de l’Université de Cocody.

« En participant à la reconstruction du système universitaire ivoirien, l’Agence universitaire de la Francophonie œuvre en faveur de l’éducation et de l’enseignement supérieur ; elle contribue ainsi au développement économique du pays » rappelle le recteur de l’AUF Bernard Cerquiglini.

* L’Institut panafricain de gouvernance universitaire (IPAGU) est une structure d’appui qui entend améliorer l’ensemble des pratiques qui concourent au bon fonctionnement de l’enseignement supérieur en Afrique. L’IPAGU a été mis en place par l’Agence universitaire de la Francophonie et par l’Association des universités du Commonwealth, avec l’appui du Ministère de l’enseignement supérieur du Cameroun.

A propos de l’AUF

L’Agence universitaire de la Francophonie est une association mondiale des universités francophones qui a pour objet de faire le lien entre les universités de langue française. L’association œuvre depuis plus de 50 ans dans le domaine de l’enseignement supérieur et de la recherche. Elle a vocation à former des professionnels aptes à contribuer au développement de leur pays. Elle regroupe 786 établissements universitaires sur les cinq continents dans 98 pays, dont 63 sont des membres ou des observateurs de l’Organisation Internationale de la Francophonie. L’association a pour mission de soutenir les stratégies de développement de ses adhérents, de faire émerger une nouvelle génération d’enseignants, de chercheurs, d’experts et de professionnels, acteurs du développement, de promouvoir la communauté scientifique francophone pour qu’elle devienne une référence internationale et apporte sa contribution aux enjeux mondiaux (changement climatique, pauvreté, agriculture, sécurité alimentaire, santé, droit,…).Pour conduire ses actions, l’AUF développe des partenariats avec les organisations internationales (UNESCO, ONG, entreprises et secteur privé…). Pour plus d’informations : www.auf.org