153 Martiniquais périssent dans un crash aérien au Venezuela

Cent soixante et une personnes, dont 153 Martiniquais, ont péri ce mardi matin dans un dramatique crash aérien au Venezuela. La catastrophe serait due à une avarie matérielle. La Martinique et la France toute entière sont plongées dans un effroyable deuil.

Cent soixante et morts dont 153 Martiniquais. C’est le sombre bilan de la tragique catastrophe aérienne qui endeuille la Martinique et la France toute entière. Parti de Panama, le Mc Donnel-Douglas 82, de la compagnie colombienne West Carribbean Airways, s’est écrasé, ce mardi matin, dans la zone montagneuse de la Sierra de Perija (ouest du Venezuela) ne laissant aucun survivant. L’appareil, pourtant contrôlé à deux reprises par la Direction générale de l’aviation civile (DGAC), aurait eu des ennuis mécaniques. Les moteurs auraient lâchés l’un après l’autre. L’une des deux boîtes noires, retrouvée par les autorités vénézueliennes, devrait éclairer les enquêteurs sur les circonstances précises de l’accident.

En Martinique, la nouvelle fait l’effet d’une bombe. Le vol charter comprenait de nombreuses familles qui revenaient de vacances. L’ambiance était on ne peut plus tendue à l’aéroport du Lamentin quand le député Philippe Edmond-Mariette a commencé à énumérer la liste des victimes. Cris de douleur, pleurs, malaises, il a été forcé d’interrompre sa macabre tâche. Quatre cellules de crise ont été directement mises en place. Le Président Jacques Chirac, qui a déploré « l’épouvantable catastrophe », a dépêché sur place le ministre de l’Outre-Mer, François Baroin. Le ministre de l’Intérieur Nicolas Sarkozy a pour sa part demandé à ce que « tous les moyens humains et matériels d’enquête, d’identification des victimes et d’aide technique (…) soit acheminés » et ce dès mercredi en Martinique.

Quatre cellules de crise

L’appareil avait demandé à changer d’itinéraire afin d’atterrir d’urgence à Maracaibo pour des problèmes de moteur. Mais le voyage s’arrêtera dans les montagnes près de la ville de Machiques où l’avion a disparu des radars. C’est le deuxième drame que connaît la West Carribbean Airways en 6 mois. En mars dernier, un Let L 410 s’était crashé, peu après son décollage, faisant 8 morts. La compagnie colombienne avait reçu l’autorisation d’exploiter les liaisons Panama/Fort-de-France (Martinique), Panama/Pointe-à-Pitre (Guadeloupe) en juin dernier.

Quatre cellules de crise – dont celle du Ministère des Affaires étrangères (0.800.174.174) et celle de la Préfecture de Martinique (05.96.39.38.92) – plus une équipe de soutien psychologique ont été mises en place. Les autorités ont par ailleurs lancé un appel à la population pour aider à l’identification des victimes. Les corps devraient être rapatriés dès que possible par le Venezuela. Il s’agit là d’une des plus meurtrières catastrophes aériennes qu’a connu la France, avec le crash du Boeing 747 en Mer Rouge, le 3 janvier 2004, qui avait fait 148 morts, des Français pour la plupart.

 Cellule de crise du Ministère des affaires étrangères : 0.800.174.174.

 Cellule de crise à la Préfecture de Martinique : 05.96.39.38.92.

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