120 BMW importées après 19 Rolls-Royce : les folies du roi d’Eswatini !

Mswati III, roi d'Eswatini

Pour faire plaisir à ses 15 femmes et 23 enfants, le roi d’Eswatini, Mswati III, après avoir récemment acheté 19 Rolls-Royce, a ordonné l’importation de, tenez vous bien, 120 BMW de luxe, alors que son royaume sombre dans la crise économique.

Son royaume traverse actuellement une période de crise économique sans précédent ; les fonctionnaires du royaume mènent des grèves depuis un certain temps, réclamant une augmentation salariale alors que de l’autre côté, les étudiants descendent les rues pour se plaindre des conditions d’enseignement, déplorables. Nul doute que les dépenses futiles du roi créent le scandale auprès des populations.

Prince Nhlonipho, un des conseillers principaux du roi, prétend que ces dépenses ont une tout autre motivation. Selon lui, il n’y a rien de mal à importer de nouveaux véhicules et que l’engouement suscité autour de cette affaire n’est du qu’à une mauvaise communication. Le manque d’explications concrètes sur la raison de ces achats a créé un tollé public, ce qui a fait naître la pensée que les dirigeants se soucient moins des citoyens. Mais l’opposition ne voit pas les choses du même œil. Selon elle, ces achats sont un manque de respect total envers les citoyens du royaume : « C’est une démonstration flagrante d’arrogance et de mépris total à l’égard du peuple pauvre d’Eswatini ».

« La nouvelle flotte de BMW a en effet été achetée en remplacement par le gouvernement. Ces voitures seront utilisées par l’armée et le Royal Eswatini Police Service comme escortes royales », a déclaré Prince Nhlonipho. Dans un communiqué publié le vendredi dernier, le ministère Eswatini des travaux publics et des transports a confirmé avoir reçu la flotte de nouvelles BMW. Une flotte estimée à plus de 16 millions de dollars.

« En tant que parti, nous sommes moins préoccupés par le nombre de femmes et d’enfants qu’il a. Le grand problème, c’est que l’argent du pays est utilisé pour s’occuper des enfants de quelqu’un alors qu’en politique moderne, il est censé avoir une séparation entre ses ressources privées et les fonds publics », a déclaré à RFI Wandile Dludlu, Secrétaire général du Mouvement démocratique uni du peuple.