10 000 Casques bleus de l’ONU pour sécuriser la Centrafrique

L’ONU considère qu’il faudrait, à terme, déployer plus de 10 000 hommes pour sécuriser la Centrafrique, car la situation est très grave et le pays immense.

Mardi, la présidente de transition centrafricaine, Catherine Samba Panza, a annoncé sur RTL qu’elle allait demander une opération de maintien de la paix aux Nations unies pour renforcer le dispositif militaire international dans son pays. Dispositif qu’elle trouve « insuffisant ».

La Présidente de transition avait axé son argumentaire sur le fait que malgré la présence de la force française de l’opération Sangaris et de la MISCA, les exactions continuent aussi bien à Bangui qu’à l’intérieur du pays. Ce qui, selon elle, signifiait que ces troupes n’ont pas suffisamment d’hommes pour rétablir et assurer la sécurité des populations. Aussi, juge-t-elle « raisonnable et réaliste de demander une intervention d’une opération de maintien de la paix des Nations unies ».

Pour Catherine Samba Panza, la priorité, c’est d’essayer, avec l’appui des troupes en présence sur le terrain, de rétablir en urgence la sécurité et d’arrêter le désordre qui prévaut en ce moment à Bangui du fait des éléments incontrôlés des anti-balaka. Cette requête de la dirigeante intervient au moment où le Conseil de sécurité de l’ONU a donné mandat, ce mardi, à une future force européenne pour aider les forces déjà présente en Centrafrique à rétablir l’ordre, et menacé de sanctions les fauteurs de troubles dans ce pays.

Le Conseil a décidé de mettre sous mandat de l’ONU les quelque 500 soldats européens qui doivent prêter main forte aux 5 000 militaires de la MISCA et aux 1 600 soldats français de l’opération Sangaris. Selon l’ambassadeur français aux Nations unies, Gérard Araud, à terme, l’ONU considère qu’il faudrait déployer plus de 10 000 hommes pour sécuriser la RCA car la situation est très grave et le pays immense.

La résolution adoptée à l’unanimité par les 15 membres du Conseil invite aussi le gouvernement centrafricain à accélérer la transition politique, en organisant des élections au deuxième semestre 2014.