1,3 milliard de dollars pour redresser la RDC

Le gouvernement de la République démocratique du Congo peut se frotter les mains. Il vient d’obtenir un appui financier important de la communauté internationale. Les bailleurs internationaux acceptent de décaisser 1,3 milliard de dollars pour l’aide au développement d’ici la fin 2008. Cette aide consiste à appuyer le Plan d’actions prioritaires, présenté lundi 26 juin par le gouvernement congolais.

Notre correspondant à Kinshasa

« Les engagements financiers à décaisser jusqu’à fin 2008 devront atteindre un total de 1,3 milliard de dollars, à l’exclusion de l’aide humanitaire et du rééchelonnement et de l’annulation de la dette extérieure », a déclaré l’ambassadeur de la Commission européenne en RDC. Carlo De Filippi s’exprimait au nom de tous les « partenaires au développement » en RDC. Cette annonce a été faite au cours d’un séminaire de présentation et validation d’un plan d’action à court et moyen terme du gouvernement, élaboré avec le concours des partenaires au développement et coordonné par le ministère congolais du Plan.

Selon le diplomate européen, cette somme est destinée à soutenir le Plan d’actions prioritaires (PAP) dans les domaines de la « gouvernance », la « croissance pro-pauvre », les « secteurs sociaux », la « lutte contre le VIH/sida » ainsi que la « dynamique communautaire ». La mise en route de ce PAP, a commenté l’ambassadeur De Filippi, est « cruciale dans le cadre de la préparation de la mission du Fonds monétaire international et du Groupe consultatif attendus en RDC, en automne prochain ».

« Fournir aux Congolais des dividendes de la paix »

Pour sa part, le ministre congolais du Plan, Olivier Kamitatu, a présenté le PAP comme « une étape sur la voie du point d’achèvement de l’Initiative en faveur des Pays pauvres très endettés (PPTE), qui ouvrirait la voie à un important allègement de la dette extérieure congolaise, de plus de 12 milliards de dollars américains ». Il a ajouté que « l’amélioration du cadre macroéconomique congolais devrait favoriser la croissance, du taux actuel de 5,5% jusqu’à atteindre les 6,5% d’ici la fin 2008 ».

Les représentants des bailleurs ont tous plaidé pour une étroite coordination entre partenaires et gouvernement pour garantir la mise en oeuvre de ce plan, qui vise à « fournir à la population congolaise des dividendes tangibles de la paix », a rappelé Ross Mountain, représentant spécial adjoint du secrétaire général de l’ONU en RDC.

En attendant l’adoption du PAP par le conseil d’administration conjoint FMI et Banque Mondiale, Kinshasa a lancé des initiatives tendant à assurer une mise en oeuvre coordonnée et harmonisée du Document stratégique de croissance et de réduction de la pauvreté (DSCRP). C’est dans ce contexte que dix huit partenaires au développement de la RDC[[Banque Mondiale, Banque Africaine de Développement, Pays Bas, Union Européenne, Canada, Etats-Unis d’Amérique, Italie, France, Belgique, Espagne, Japon, Nations Unies, Allemagne, Suède, Grande Bretagne, le Fonds Monétaire International, Norvège et Chine]] ont préparé un cadre d’Assistance Pays, dénommé CAF (Country Assistance Framework). Ce document trace une vision à moyen terme pour la mise en oeuvre coordonnée et harmonisée du DSCRP.