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Le Maroc avocat de Riyad
Le roi du Maroc, Mohammed VI

Le Maroc a dénoncé une loi adoptée par le Congrès américain, qui autorise les proches des victimes des attentats du 11-Septembre à poursuivre des pays comme l’Arabie Saoudite.

Rabat se dresse en bouclier face à Riyad. C’est du moins ce qu’il convient de comprendre dans la position du Maroc qui, ce mardi 13 septembre 2016, a dénoncé une loi adoptée par le Congrès américain, qui autorise les proches des victimes des attentats du 11-Septembre à poursuivre des pays comme l’Arabie Saoudite. Quinze des 19 auteurs des attentats du 11-Septembre étaient des Saoudiens mais l’implication de l’Arabie saoudite, alliée des Etats-Unis, n’a jamais été démontrée

Dans un communiqué, le ministère marocain des Affaires étrangères a commenté qu’en « aucun cas, les actes terroristes de certains individus ne peuvent être reprochés à leur pays d’appartenance (...). On ne peut faire l’amalgame entre les actes imputés à des individus isolés et la responsabilité des Etats ». Rabat en profite pour rappeler que « le principe de l’immunité juridictionnelle des Etats (...) demeure essentiel à des relations internationales sereines ».

Quatre mois après avoir été adoptée par l’ensemble des sénateurs, la loi "Justice Against Sponsors of Terrorism" a été approuvée vendredi dernier à l’unanimité par la Chambre des représentants américaine. Allié clé de l’Arabie saoudite, le Maroc met en « cibler et stigmatiser des Etats amis des Etats-Unis est de nature à fragiliser ces efforts ». Surtout que, pour Rabat, « après les attentats du 11 septembre, des Etats arabes, notamment du Golfe, ont fait preuve d’un engagement particulièrement fort en soutenant moralement et militairement les efforts internationaux, y compris américains, contre le terrorisme (...) ».

Pour sa part, le Président Barack Obama a annoncé lundi qu’il y opposerait son veto, parce que le texte contredit le principe d’immunité judiciaire des Etats. Mais le texte pourrait cependant passer si deux tiers des élus du Congrès contestaient le veto présidentiel.



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