23 juin 2018 / Mis à jour à 08:16 - Paris  Newsletter  /    Alertes e-mail  /    English edition  /    Flux
Belgique - RDC - Politique
Crise en RDC, Didier Reynders : "Mettre la pression" sur Kabila
Le ministre belge des Affaires étrangères, Didier Reynders

Le ministre belge des Affaires étrangères, Didier Reynders, compte tenu de la situation en République démocratique du Congo (RDC), est d’avis qu’"il y a un énorme travail de pression à faire pour garantir la tenue d’élections correctes cette année en RDC".

Le ministre belge des Affaires étrangères, Didier Reynders, tire la sonnette d’alarme. Le diplomate a en effet appelé, ce lundi 22 janvier 2018, ses homologues européens à être particulièrement attentifs à l’évolution de la situation en République démocratique du Congo (RDC).

Selon le diplomate, « il y a un énorme travail de pression à faire pour garantir la tenue d’élections correctes cette année en RDC ». D’ailleurs, en raison des reports de ces élections, l’Union Européenne a déjà pris des sanctions à l’égard de seize responsables rd-congolais. Cette réaction de Didier Reynders intervient après que de nouvelles violences aient émaillé le week-end dans ce pays d’Afrique Centrale. La mission des Nations Unies au Congo (MONUSCO) a indiqué qu’au moins six personnes ont été tuées, dimanche, à Kinshasa, dans la dispersion de marches interdites à l’appel d’un collectif catholique contre le maintien au pouvoir du Président Joseph Kabila. Une quarantaine de personnes ont également été blessées lors de manifestations dans d’autres villes du pays.

Lire sur le sujet : RDC, Marches anti-Kabila : au moins cinq morts à Kinshasa

Didier Reynders, à son arrivée à un Conseil rassemblant les ministres européens des Affaires étrangères, a regretté « une répression très violente des manifestations ». Pour lui, « l’Union européenne doit rester très attentive à la situation en demandant que l’usage de la violence soit proportionnée, qu’on n’ait pas les dérapages qu’on a connu les derniers jours ».

A noter que depuis fin 2016 et le terme du second mandat présidentiel de Kabila, le climat politique en RDC est particulièrement tendu. En théorie, des élections auraient dû se tenir l’année dernière, mais les autorités ont repoussé leur organisation à la fin de cette année 2018.



à la une



afrik-foot