30 septembre 2014 / Mis à jour à 13:26 - Paris  Newsletter  Alertes e-mail  English edition  Flux
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Cameroun : qui était Son Altesse Royale le Prince René Douala Manga Bell ?
Né le 22 février 1927 à Douala, de Eitel Manga Douala Bell frère aîné du Prince Alexandre Ndoumbé Douala Manga Bell, Prince régnant, et de Victoria Dikongué-Njocke Ebongom, fille d’un évangéliste baptiste d’Akwa, le Prince René Douala Manga Bell se fait remarquer comme un personnage emblématique et charismatique malgré sa très petite taille.

(De notre correspondant)

Après la mort de Victoria, son père épousa Rachel Kwédi Tiki de Bonendalè qui devient sa seconde mère. Après ses études à Douala, il s’engage en 1948 dans l’armée française et combat au Tonkin de 1950 à 1953, date à laquelle il retourne en France. Après sa démobilisation, il épouse Delphine Bonny M’Bedy Eboumbou en janvier 1954 à Paris, à l’église St Honoré d’Eylau, à l’issue de cinq ans de fiançailles.

Il travaille dans le journalisme professionnel, entre au Centre de Formation des journalistes (CFJ) de la rue de Louvre à Paris, collabore à plusieurs rédactions, notamment la RTF (Radio Télévision Française), Présence Africaine, Carrefour de l’Histoire, OCORA (Office de la Coopération de la Radiodiffusion pour l’Afrique), et Eclair Journal pour les actualités cinématographiques du Cameroun.

A la mort de son oncle, le Prince Alexandre Ndoumbé Douala Manga Bell, le 19 septembre 1966, René Douala Manga Bell rentre au Cameroun et prend la succession en qualité de Prince régnant. Homme de culture et homme politique, il était respecté de tous pour son sens éclairé et pour sa perception intuitive des événements. Il savait prévoir les évènements et pouvait prendre des dispositions pour ne pas les subir en posant des actes prophétiques.

D’obédience baptiste, il n’hésitait pas souvent à accompagner son épouse les dimanches, à la messe des Douala à 9 heures à la Cathédrale Saints Pierre et Paul de la capitale camerounaise. Ses amis étaient de tous bords. On comptait parmi ceux-ci le Cardinal Christian Tumi et sa Majesté le Roi des Bamoun, le sultan Ibrahim Mbombo Njoya.

Décédé dans la nuit du 05 novembre 2012 à Douala, les obsèques officielles du Prince René ne se sont déroulées que le 16 décembre 2012, car il fallait se préparer pour rendre un hommage à la hauteur de l’illustre disparu.

Malgré le fait que les ministres de culte présents à la cérémonie des adieux savaient avec assurance que le cercueil placé face à la poste de Bonanjo et devant les autorités administratives, politiques et traditionnelles était en fait vide, les usages au Cameroun prescrivant que le corps du chef n’aille pas à la morgue et que celui-ci soit enterré le jour même de sa mort dans un lieu gardé secret. Cela n’avait tout de même pas empêché qu’un grand culte œcuménique soit célébré en l’honneur de ce grand homme, et ce, en présence de M. René Sadi, représentant personnel du Chef de l’Etat.


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