Des contes africains inédits


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La femme qui épousa un lion est un recueil de 33 contes du Zimbabwe et du Botswana, compilés par Alexander McCall Smith. Un livre savoureux dans lequel on pioche bien sûr des leçons de morale, mais aussi de très belles histoires qui ont l’Afrique pour écrin.

« Voici un recueil d’histoires traditionnelles venues de deux pays d’Afrique : le Zimbabwe et le Botswana. Si ces pays diffèrent sur les plans ethniques et linguistiques, ils partagent en revanche beaucoup de légendes que l’on retrouve aussi dans les Etats d’Afrique australe qui les entourent. » Alexander McCall Smith présente ainsi son dernier livre, La femme qui épousa un lion, qui compile 33 contes africains inédits. Dans ces histoires, on croise un aveugle qui voit mieux que tout le monde, des enfants de cire, un oiseau qui donne du lait sucré, un animal inconnu et une tante qui ne fait que crier. On y voit des jeunes hommes très braves et des jeunes filles très belles, des chefs très sages et des hommes très égoïstes.

On y apprend pourquoi Eléphants et Hyènes vivent loin des hommes et pourquoi les babouins vivent en petits groupes « et non en une grande nation de babouins, contrairement aux hommes et à beaucoup d’autres animaux ». Si la magie et le surnaturel affleurent dans les textes, ceux-ci sont ancrés dans une réalité bien palpable : des villages et des paysages existants comme le bush. Ils se nourrissent aussi des fléaux de l’Afrique : la sécheresse semble vivre parfois comme un personnage et la faim se révèle être « la créature plus puissante que le lion ».

Grandes émotions humaines

Dans ces contes, bien sûr, les animaux parlent et ils affichent leurs caractéristiques ancestrales : le lion est orgueilleux et le lièvre paresseux ! « On y retrouve non seulement toutes les grandes émotions humaines – la jalousie, l’ambition, l’amour -, mais aussi les règles morales, exposées sans la moindre ambiguïté. On y voit la loyauté récompensée et la convoitise punie, on y voit encouragé cet esprit communautaire si important en Afrique et dont nous pouvons tirer tant de leçons. Mais il y a bien plus que cela : ces histoires nous donnent accès à une fascinante vision des choses, dans laquelle les frontières entre monde animal et monde humain sont indistinctes et très fluides. Il s’agit, certes, d’une vision africaine traditionnelle, mais c’est également quelque chose de très moderne que nous commençons à peine à comprendre en Occident. Nous ne dominons pas la nature : nous lui appartenons », explique Alexander McCall Smith dans sa préface.

Ce dernier a recueilli personnellement la plupart de ces histoires, il y a 20 ans, dans le Matabeleland, partie méridionales du Zimbabwe. Ce sont des habitants des montagnes de Matopos, au sud de Bulawayo, qui les lui ont livrées. En ce qui concerne les légendes botswanaises, c’est une de ses amies, qui tient un petit musée à Mochudi, qui les a collectées pour lui auprès des habitants de la ville. Alexander McCall Smith, qui vit aujourd’hui en Ecosse, est né en 1948 au Zimbabwe, où il a grandi. Il a vécu quelques années au Botswana où il a contribué à l’organisation de la première école de droit et rédigé le code pénal. Il est l’auteur d’une série mettant en scène les aventures de Mma Ramotswe, la première femme détective du Botswana, dont la sixième enquête vient d’être publiée en France.

 Commander le livre La femme qui épousa un lion, Alexander McCall Smith, éditions 10/18.

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