16 juin 2018 / Mis à jour à 15:39 - Paris  Newsletter  /    Alertes e-mail  /    English edition  /    Flux
Pan Afrique - Solidarité
Le Fonds de Solidarité Numérique
L’espoir de combler le fossé numérique de l’Afrique. Récemment soutenu par les villes de Rome, de Paris et de Tunis, le Fonds de Solidarité Numérique a pour objectif de combler le fossé numérique entre l’Afrique et les pays développés. Pour y parvenir, le Fonds entend mener de multiples actions. Idée du Président sénégalais Abdoulaye Wade, le Fonds est une des grandes priorités du Nepad.

Permettre à l’Afrique de participer à la révolution numérique grâce à l’équipement de ses pays et à la formation de ses habitants. Telle est la vocation du le Fonds de Solidarité Numérique. Au cours du Sommet mondial sur la société de l’information, qui s’est tenu à Génève du 10 au 12 décembre 2003, le Président sénégalais Wade a présenté le concept de la solidarité numérique. Il consiste en une contribution volontaire des Etats, du secteur privé et des particuliers des pays riches au développement d’Internet en Afrique.

Soutien de nouvelles villes

Le Fonds dispose actuellement de 1,6 million d’euros, offerts par les quatre membres initiaux que sont le Sénégal, les villes de Lyon (France) et Genève (Suisse), ainsi que la province de Turin (Italie). Enthousiasmé par l’idée du Fonds, le maire de Genève, Christian Ferrazino a accepté de participer à sa mise en œuvre et lui a consacré une Fondation. Selon lui, il est important de permettre aux pays du Sud non seulement d’avoir accès à l’information mais également d’agir sur le contenu d’Internet. Ceci afin de « promouvoir la diversité culturelle », explique-t-il. La ville de Genève a attribué des locaux qui doivent accueillir le siège du Fonds. Ce dernier est géré de manière tripartite par le Sénégal, les villes de Lyon et Genève.

Une initiative ambitieuse

« L’esprit du Fonds est le volontariat », explique Jacques Bonjawo, président de l’Université virtuelle africaine, qui a été sollicité par le Président Wade pour travailler sur le projet. « Par exemple, lorsque vous achetez un ordinateur dans un magasin, on peut vous demander une contribution au Fonds de solidarité numérique. Pour que l’initiative fonctionne, il faut que les citoyens du monde soient au courant de son existence. » Le Fonds fédère un ensemble de projets : équipements en ordinateurs, en infrastructures, formation à l’utilisation d’Internet... Pour Serigne Abdoul Aziz Ndoye Dabakh, membre de la Commission NTIC du Nepad (Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique), Internet est un outil qui peut être utilisé « dans la lutte contre le sida, la réduction des disparités entre les centres et les villages et pour favoriser l’accès à l’information et l’alphabétisation par des connexions en boucles locales ». Avec le Fonds de solidarité numérique, l’Afrique a donc l’immense espoir de participer à la révolution numérique et, ainsi, de mieux s’intégrer à l’économie mondiale.



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