(De notre correspondante)
Outre ces deux pays, le Sénégal va également participer même s’il n’a pas encore précisé le nombre de soldats qu’il comptait envoyer en Guinée-Bissau. Au total, « la force d’attente de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cedeao) sera composé de 629 hommes et femmes », a déclaré Ansumana Cissé.
Cette force - composée uniquement de pays africains - doit permettre de sécuriser les organes de transition installés après le coup d’état survenu le 12 avril, a annoncé vendredi 18 mai un haut responsable ouest-africain à Bissau. La force de la Cedeao doit totalement remplacer la mission militaire angolaise (Missang) de 600 hommes, présente sur le territoire guinéen, depuis plus d’un an.
En effet, cette dernière a officiellement été mise en cause par les militaires responsables du coup de force, ces derniers l’accusant depuis des mois de soutenir les autorités renversées et de poursuivre des ambitions dites "colonialistes".
« Les troupes angolaises commencent à se retirer le 29 mai. Nous sommes chargés de leur assurer la protection durant l’opération qui va durer trois à quatre jours », a indiqué le représentant de la Cedeao.
Une fois le relai pris, la force ouest-africaine est chargée de protection et de la sécurité de toutes les personnalités politiques du pays.
Cette arrivée massive doit permettre un retour à la normal au plus vite. « Plus personne ne craindra pour sa sécurité, elle sera normale pour tous, même pour ceux qui se cachent dans les ambassades ou autres endroits par crainte pour leur personne », a affirmé M. Cissé.
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