24 avril 2014 / Mis à jour à 22:54 - Paris  Newsletter  Alertes e-mail  English edition  Flux

Algérie - France - Guerre
Nicolas Sarkozy reconnait l’abandon des harkis
La France a fait une faute et est responsable. "La France se devait de protéger les harkis de l’histoire, elle ne l’a pas fait". A quelques jours de l’élection présidentielle française et de la possible fin de son mandat, Nicolas Sarkozy a respecté l’une des promesses de sa campagne 2007, la reconnaissance de la responsabilité de la France dans le drame des harkis.

A une semaine du premier tour de l’élection présidentielle française, Nicolas Sarkozy en campagne pour sa réélection a tenu une de ses promesses de 2007, reconnaitre la responsabilité de la France dans l’abandon des harkis en 1962 après la guerre d’Algérie. En visite au camps de Rivesaltes (Pyrénées-Orientales) où furent parqués à leur arrivée en France de nombreux harkis, le président français a déclaré, « la France se devait de protéger les harkis de l’histoire, elle ne l’a pas fait. La France porte cette responsabilité devant l’histoire, c’est cette responsabilité que je suis venu reconnaître ici (...). Maintenant que la faute a été reconnue, c’est le temps du pardon et de la réconciliation ». Un geste qui n’a pourtant pas convaincu rapporte Europe1 : « Il avait cinq ans pour le faire et il vient à une semaine des élections », a grogné, amer, Mohammed Bounoua. « C’est notre bulletin de vote qui l’intéresse, pas nous », a-t-il regretté.

Nicolas Sarkozy est cependant le premier président de la Ve République a s’être déplacé dans un camps ou les harkis furent parqués alors que jusqu’à aujourd’hui aucun gouvernement n’avait reconnu leur abandon après la guerre d’Algérie et la responsabilité de la France alors que 50 000 à 80 000 d’entre eux ont été désarmés et massacrés par les indépendantistes. Aucun gouvernement non plus n’avait reconnu que ceux revenus en France avait été parqués dans des camps. Alors choix électoral ou pas, parfois cela n’a guère d’importance s’il y a un résultat.

Lire aussi : Fatima Besnaci-Lancou : « L’histoire des harkis a été déformée pendant cinquante ans »


dossier
Voilà cinquante ans que la France et l’Algérie ont signé, à Evian, un accord de cessez-le-feu, le 18 mars 1962.


à la une




communiqués


en bref




image du jour

dossiers

liens utiles