15 juin 2018 / Mis à jour à 14:41 - Paris  Newsletter  /    Alertes e-mail  /    English edition  /    Flux
Algérie - France - Cinéma
Le dernier film de Tahar Rahim en salle

"Les Hommes Libres" revient sur l’histoire, oubliée, de la résistance algérienne sous Vichy.. "Les Hommes Libres", le second long-métrage (après "Le Grand voyage" en 2004), du cinéaste franco-marocain Ismaël Ferroukhi sort ce mercredi 28 septembre dans les salles de cinéma françaises. Avec en tête d’affiche, Tahar Rahim, Belfortain originaire d’Oran, deux fois primé à Cannes en 2009.

"Les Hommes Libres", le second long-métrage, après "Le Grand Voyage" en 2004, du cinéaste franco-marocain Ismaël Ferroukhi sort ce mercredi dans les salles de cinéma françaises. Avec en tête d’affiche, Tahar Rahim, Belfortain originaire d’Oran, deux fois primé à Cannes en 2009 (meilleur espoir et meilleur acteur) pour son rôle dans "Un Prophète" de Jacques Audiard. Cette fois, il campe le rôle de Younès, jeune émigré algérien qui vit du marché noir. Arrêté par la police française, il acceptera d’espionner la Mosquée de Paris, dont les responsables, notamment le Recteur, Si Kaddour Ben Ghabrit, sont soupçonnés par la police de délivrer de faux-papiers à des Juifs et à des résistants.

Dans un Paris des années 40, occupé par les Allemands et soumis aux lois raciales de Vichy, ce film rappelle une histoire méconnue. Celle des liens tissés entre des musulmans et des juifs pendant la seconde guerre mondiale. Alors que les Algériens des Francs-tireurs partisans (FTP) avaient pour mission de secourir, de protéger les parachutistes britanniques et de leur trouver un abri, ils ont par la suite porté assistance à des familles juives en les hébergeant dans la mosquée puis en leur fournissant de faux papiers. Une histoire que le réalisateur, avec l’aide de l’historien Benjamin Stora, aura à cœur de porter sur grand écran mais qu’il mettra dix ans à réaliser, en raison des nombreuses oppositions rencontrées. En revanche, si la grande Mosquée de Paris est l’héroïne de film, ce dernier n’a pu y être tourné : lieu sacré étant réservé à la prière, le film a finalement été tourné au Maroc où a été reconstituée la mosquée avec son architecture de style hispano-mauresque dans un palais de Rabat.

« C’est quelqu’un de très humble, ni suiveur ni meneur », a confié l’acteur au Parisien, au sujet du personnage qu’il joue. « Je retombe en enfance avec des scènes comme ça. J’adore les films noirs. » Avec ce film, Tahar Rahim, marié à la comédienne Leïla Bekhti, grand amateur de foot, confirme son ascension. On le retrouvera le 2 novembre dans « Chienne », du Chinois Lou Ye, puis le 23 dans « Or noir », fresque de Jean-Jacques Annaud dans laquelle il joue un prince arabe. « A chaque fois que j’arrive sur un plateau, a-t-il déclaré, je me dis : p…, je fais ce que j’aime. »



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