19 septembre 2014 / Mis à jour à 15:38 - Paris  Newsletter  Alertes e-mail  English edition  Flux

Madagascar - Conflit - Politique
Madagascar : la trêve politique s’annonce tendue
Des affrontements ont éclaté entre l’opposition et les forces de l’ordre. Les partisans des trois mouvances politiques malgaches font front commun face au président de transition, Andry Rajoelina. Ils se sont rassemblés mardi, devant le palais de l’Assemblée nationale, à Tsimbazaza, afin de s’assurer de l’installation du Parlement de l’opposition, conformément aux accords de Maputo. Cette manifestation a été réprimée par les forces de l’ordre.

La tension est montée d’un cran ce mardi à Madagascar. Environ trois cents partisans des leaders des trois mouvances politiques de l’opposition (Marc Ravalomanana, Albert Zafy, Didier Ratsiraka) se sont rassemblés devant le palais de l’Assemblée nationale à Tsimbazaza. Leur but : garantir la mise en place du Parlement, conformément aux accords de Maputo malgré l’hostilité du président de la Haute autorité de la transition (HAT), Andry Rajoelina.

Renforcement du dispositif de sécurité

« Des échauffourées ont éclaté entre les manifestants et les forces de l’ordre qui on lancé des gaz lacrymogènes pour disperser la foule », a indiqué à Afrik.com, Sylvain Ranjalahy, le rédacteur en chef du quotidien L’Express de Madagascar. Un membre du Congrès de la transition, M. Daovola aurait été évacué à l’hôpital après avoir inhalé cette substance chimique. Depuis ces affrontements, le calme semble être revenu mais « l’accès au palais a été bloqué » et « la circulation interdite ». Un dispositif de sécurité avait été mise en place la veille en prévision d’éventuels débordements. « Des militaires s’occupent actuellement du contrôle du palais. Mardi, ils seront renforcés par d’autres éléments. Il appartient ceux qui veulent se livrer au forcing de réfléchir », avait insisté, lundi, le colonel Richard Ravalomanana, le commandant de la Circonscription régionale de la gendarmerie nationale d’Antananarivo.

Selon Sylvain Ranjalahy, d’autres accrochages sont à craindre dans les prochains jours. « Les partisans de l’opposition vont continuer à mettre la pression sur Andry Rajoelina pour qu’il accepte la mise en place du Parlement, voulue par l’opposition », a-t-il affirmé. Les fêtes de fin d’année ne devraient pas être de tout repos pour "TGV".

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Le président malgache, Marc Ravalomanana, et le jeune maire d’Antananarivo, Andry Rajoelina, ont engagé un bras de fer en janvier 2009. Plusieurs dizaines de personnes ont été tuées au cours des manifestations qui ont émaillé le mouvement de contestation engagé par le maire de la capitale.


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