Nora Berra continue son ascension politique. Après avoir été élue eurodéputée dans le sud-est, le 7 juin, sur la liste UMP, ce médecin de 46 ans a été nommée, mardi, lors du remaniement ministériel, secrétaire d’Etat en charge des Ainés. Une belle promotion pour cette jeune femme élevée dans une famille gaulliste d’origine algérienne qui « a toujours cru à l’ascenseur social ». « Mes parents étaient illettrés et ont toujours cru en la famille gaulliste (...), ils ont toujours été reconnaissants à De Gaulle pour l’indépendance de l’Algérie surtout après les affrontements passés », confiait-elle, lors d’un entretien accordé à Diversité news.
Après des études secondaires dans sa ville natale, à Lyon, Nora Berra part à Oran, en Algérie, pour suivre des cours de médecine. De retour en France, elle se spécialise dans l’immunologie auprès des patients atteints du VIH et entre à l’Hôpital Edouard Herriot de Lyon, puis travaille également dans divers laboratoires européens entre 1999 et 2009. Une expérience qui, dit-elle, lui confèrera une « aisance à négocier ».
« Chouchou » de la diversité
Cette fille d’un tirailleur algérien, cinquième de onze enfants, amorce sa carrière politique en 2001. Elle devient conseillère municipale de Neuville-sur- Saône jusqu’en 2008 puis de Lyon, derrière Dominique Perben, l’ancien ministre des Transports, qui a toujours cherché à mettre en avant sa « chouchou » au nom de la diversité.
Depuis quelques temps, des rumeurs circulaient sur sa possible entrée au gouvernement. On la disait en concurrence avec la sous-préfète du Cher, Malika Benlarbi et l’analyste financier marocaine Fatine Layt. Mais Nicolas Sarkozy a fait son choix : ce sera Nora Berra, sa nouvelle Rachida Dati.
Lire aussi :
Remaniement ministériel en France : Diversité, où es-tu ?
France : Marie-Luce Penchard, une guadeloupéenne au gouvernement
|
à la une
|
||