23 novembre 2014 / Mis à jour à 16:31 - Paris  Newsletter  Alertes e-mail  English edition  Flux
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Medvedev signe le retour de la Russie en Afrique
le président russe effectue une tournée dans quatre capitales. Dmitri Medvedev, le chef du Kremlin, est arrivé ce mardi en Egypte, première étape de sa tournée africaine qui devrait le conduire successivement, jusqu’à vendredi, au Nigeria, en Namibie et en Angola. Au programme de ce voyage en terres africaines, des accords de coopération bilatérale et la promotion des intérêts économiques russes sur le continent.

« Le monde des affaires russes comprend que l’Afrique est un large marché où il y a plus d’opportunités que dans n’importe quelle autre région du monde ». Cette phrase, lâchée à l’AFP par un fonctionnaire de la banque publique russe VEB illustre l’enjeu de la tournée africaine entamée mardi par le président Dmitri Medvedev accompagnée d’une importante délégation constituée de chefs d’entreprises. Cette tournée sera d’ailleurs dominée par la signature de plusieurs accords de coopérations économiques, notamment dans le domaine de l’Energie.

En Egypte, première étape de ce voyage en terre africaine, Dmitri Medvedev a annoncé qu’il souhaite organiser, à Moscou, d’ici fin 2009, une conférence de paix sur le Proche-Orient. Cependant, les autorités russes avaient indiqué plus tôt, dans un communiqué, que la signature d’un accord de partenariat stratégique entre les deux pays serait l’évènement central de cette escale. L’Egypte chercherait à construire des centrales nucléaires, et ce projet suscite l’intérêt des groupes russes. La Russie s’était placée en lice pour la construction du premier réacteur nucléaire égyptien, en mars 2008, grâce à un accord de coopération sur le nucléaire civil. Premier partenaire commercial de Moscou en Afrique, le pays des Pharaons est parmi les plus gros importateurs mondiaux de blé russe. Les échanges entre la Russie et l’Egypte se sont élevés à 4,1 milliards de dollars en 2008.

Gazprom, intéressé par le projet de gazoduc transsaharien

Après l’Egypte, le Nigeria. Dans ce pays, le géant gazier russe, Gazprom souhaite prendre part à la construction du gazoduc transsaharien visant à fournir l’Europe. Ce projet, soutenu par l’Union européenne, a pour objectif de réduire la dépendance énergétique du Vieux continent vis-à-vis de la Russie. L’AFP indique qu’un accord devrait être signé entre les deux pays en vue de la création d’une coentreprise entre le Gazprom et Nigérian National Petroleum Corporation (NNPC). Un autre accord est prévu dans le domaine de l’énergie nucléaire. Des experts indiquent que le Nigeria pourrait attirer de plus en plus de capitaux russes si Gazprom décroche un contrat pour y construire un nouveau gazoduc, souligne l’expert.

L’uranium sera au cœur de la visite namibienne de Dmitri Medvedev. En 2008, ce pays d’Afrique australe s’est propulsé au quatrième rang mondial des producteurs d’oxyde d’uranium avec 4 366 tonnes. Et l’expansion de ce secteur qui pourrait propulser la Namibie au premier rang mondial au cours des cinq prochaines années, suscite des convoitises. Ce voyage du chef du Kremlin en Namibie aura pour but, entre autres, de relancer une coopération qui existait déjà entre les deux pays dans ce domaine.

Deux centrales hydroélectriques en Angola

En Angola, le chef de l’Etat russe devrait signer, vendredi, un accord de coopération technico-scientifique et économique. Déjà présente dans l’industrie diamantifère angolaise, la Russie veut renforcer ses relations avec l’Angola. Mi-juin le Courrier du Vietnam indiquait que la Russie compte financer la construction de deux centrales hydroélectriques dans ce pays. vendredi dernier, une délégation de Gazprom-Bank, s’est rendue à Luanda, la capitale angolaise, pour entretenir, dit-on, des contacts avec les autorités du pays. Des contacts visant à faire un point sur la coopération bilatérale, entre les deux pays, dans le domaine bancaire et pétrolier.

Voila donc la Russie qui repart à la conquête de l’Afrique qu’elle a quittée au lendemain de la chute de l’Union soviétique dans les années 1990. Seulement, elle devra désormais compter avec les concurrents sérieux que sont l’Inde et la Chine, qui ont pris une certaine longueur d’avance.


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