21 novembre 2017 / Mis à jour à 16:29 - Paris  Newsletter  /    Alertes e-mail  /    English edition  /    Flux
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L’Union pour la Méditerranée est sur les rails
Le sommet fondateur de l’UPM s’est tenu ce dimanche à Paris. L’Union pour la Méditerranée est officiellement née ce dimanche à Paris avec la bénédiction de plus d’une quarantaine de chefs d’Etat des rives Nord et Sud de la Méditerrannée. Le libyen Mouammar Kadhafi et le Marocain Mohamed VI ont boudé cette grand-messe politique qui a prôné « la paix au Proche-Orient ».

Le président français Nicolas Sarkozy en a « rêvé », l’Union pour la Méditerranée (UPM) est devenue une « réalité » ce dimanche à Paris en présence de plus de 40 chefs d’Etat des rives Nord et Sud de la Méditerranée. Au nom de près de 750 millions de personnes, les dirigeants des pays membres de l’UPM ont signé une déclaration finale d’une dizaine de pages. A l’ouverture du sommet, Nicolas Sarkozy a rendu hommage à « tous les pays arabes », membres de l’UPM, qui ont « fait un geste de paix » en étant présents à Paris. La Syrie et Israël, officiellement en guerre depuis 1948, se sont ainsi retrouvés, à bonne distance, autour de la même table. Le président égyptien Hosni Moubarak, co-président du sommet, a également lancé un appel à « la paix au Proche-Orient ».

Deux présidents pour l’UPM

La paix dans cette région du monde est le principal cheval de bataille de l’UPM, l’une des régions les plus divisées au monde. Pour se donner les moyens d’atteindre cet objectif, l’organisation se veut égalitaire entre les rives Sud et Nord de la Méditerrannée. Chaque région aura donc un président. Dans un premier temps, Nicolas Sarkozy présidera l’organisation pour les pays du Nord, et l’Egyptien Hosni Moubarak pour les pays du Sud. Les autres points institutionnels feront l’objet d’une nouvelle rencontre en « novembre 2008 », précise la déclaration officielle du sommet. « Les détails du mandat de la nouvelle structure institutionnelle, le fonctionnement de la co-présidence ainsi que la composition, le siège et le financement du secrétariat seront arrêtés par consensus par les ministres des Affaires étrangères ».

Le président libyen Mouammar Khadafi, qui n’a pas caché son opposition au projet de l’UPM, et le souverain marocain Mohammed VI ont été les grands absents de cette grand-messe de la Méditerranée politique. Le pragmatisme du ministre suédois des Affaires étrangères vient faire écho à leur absence. Selon Carl Bildt, le « monde ne va pas être changé » grâce à cette organisation. Cependant, l’UPM espère affirmer son existence en se concentrant sur des projets concrets comme la dépollution de la Méditerrannée, la mer la plus polluée de la planète.

- Lire aussi : L’Union pour la Méditerranée, une naissance laborieuse



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