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Bleu Mogador, cure de jouvence de la musique gnawa du Maroc
Le groupe participe au Festival mer et désert de Dakhla
Bleu Mogador perpétue et modernise la musique gnawa du Maroc. Invitée à la deuxième édition du Festival mer et désert, qui se tient jusqu’à lundi à Dakhla, dans le Sahara Occidental, la formation, composée de jeunes musiciens d’Essaouira, a enchanté le public par sa générosité et son énergie. Elle nous a raconté son parcours et expliqué les origines de l’envoûtante musique gnawa. Interview.
Ils sont huit. Huit musiciens marocains [1] originaires de la ville d’Essaouira. Le plus jeune a dix-neuf ans, et le plus âgé n’en a que vingt-huit. Ils ont créé le groupe Bleu Mogador en 2004 par amour de la musique et de la tradition gnawa, qu’à l’égal d’autres formations ils modernisent en pratiquant la gnawa fusion. En 2005, ils ont participé au Festival des jeunes talents où trois cent soixante groupes marocains ont été mis en compétition. Lors des éliminatoires, ils sont arrivés à la première place à Essaouira puis à Marrakech. Qualifiés avec 16 autres groupes lors de la phase finale à Rabat, ils ont remporté le premier prix. Une récompense qui leur a permis de participer à de nombreux festivals et de faire une tournée en Tunisie en 2006. L’année dernière, ils ont publié leur premier album, Zid Fhbalak, et préparent déjà le prochain. Afrik.com les a rencontrés au Festival mer et désert de Dakhla où ils ont joué mercredi soir, et s’est entretenu avec deux de ses membres : Oussama Chtouki (basse), dix-neuf ans, et le leader du groupe, Azeddine Khazragi (chant, gembri, djembé), vingt-deux ans. Afrik.com : Dans un monde de plus en plus mondialisé, où les jeunes sont chaque jour plus nombreux à être séduits par les musiques pop, rock, rap, reggae ou techno, vous avez choisi de jouer de la musique gnawa, très ancrée dans la tradition marocaine. Pourquoi ?
Afrik.com : Au-delà de la tradition et du désir de la perpétuer, qu’est-ce qui vous séduit dans la musique gnawa ? Et qu’est-ce qui, de votre point de vue, plaît tant au public qui était très enthousiaste lors de votre passage sur scène au Festival de Dakhla ?
Afrik.com : Elle soigne ? Qu’est-ce que vous entendez par là ?
Afrik.com : D’où vient cette musique et ces pratiques qui lui sont associées ?
Afrik.com : Et comment y avez-vous été initiés ?
Afrik.com : La musique que vous jouez n’est pas du gnawa traditionnel, mais du gnawa fusion. Quelle est la différence ?
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[1] Azeddine Khazragi (chant, gembri, djembé), Oussama Chtouki (basse), Mohamed Achicha (percussionniste), Mohamed Akrazz (castagnettes), Brahim Lafouini (batteur), Abdelhadi Boujmera (clavier), Hichem Ayar (violon), Hichem Anazom (guitariste)
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