Wiretape : le câble universel qui doit profiter à l’Afrique

Un câble universel fin comme une feuille de papier qui permet de connecter différents équipements audio, vidéo ou informatiques. Wiretape, c’est son nom, est une toute récente innovation dont le Hitech Innovation souhaite faire bénéficier l’Afrique. Ladji Touré, directeur commercial Afrique du groupe entend placer le continent sur le même pied d’égalité technologique que l’Occident.

Prix de l’innovation au Consumer Electronic Show de Las Vegas 2009 et 2010, élu par 65 pays prix de l’innovation 2010 au Distree de Monaco, salon international de la grande distribution, le câble Wiretape collectionne les récompenses. Il faut dire qu’un câble ultra plat et multifonction reste en soi une véritable prouesse technique. Un produit dont le Groupe Hitech Innovation et Ladji Touré veulent faire bénéficier l’Afrique en même temps que tout le monde. Le jeune directeur commercial d’origine ivoirienne estime qu’il s’agit d’un choix économique et militant pour un continent qui ne récolte souvent que les miettes du progrès.

Afrik.com : Qu’est ce que le câble Wiretape apporte concrètement de radicalement nouveau en matière de câblages?

Ladji Touré :
Il a, à la fois, des qualités pratiques et design. D’abord et avant tout, c’est un câble multifonction. A l’aide des différents connecteurs que vous clipez simplement dessus, vous pouvez en faire le câble que vous voulez : USB, coaxiale (antennes TV ou satellite, ndlr), HDMI, VGA (câble d’imprimante ou pour écran d’ordinateur, ndlr), RG 11 et RG 45 (téléphone et Internet, ndlr), RCA (audio, ndlr), vidéo et bien sur électrique. Wiretape est ultra plat et se présente sous la forme de ruban. Il est complètement flexible, vous pouvez le couper au ciseau à votre convenance, et le coller où vous voulez. On n’a plus à cacher les fils, ce qui facilite grandement la pose. Plus de besoin de faire des tranchées ou de placer des goulottes, il est quasiment invisible, donc très esthétique. Il n’a aucun concurrent à ce jour.

Afrik.com : Peut- être parce que la technique n’est peut être pas encore vraiment au point ?

Ladji Touré :
La meilleure preuve de sa fiabilité et de sa qualité reste les 3 prix de l’innovation qu’il a déjà remportés. Et ce dans des milieux très spécialisés qui l’on passé au crible. Il n’y a aucune perte de signal, il résiste à l’eau et à la chaleur. Le câble, protégé par une batterie de brevets internationaux, est le fruit de cinq années de recherche.

Afrik.com : Est-il plus cher que les câbles classiques ?

Ladji Touré :
Il est effectivement un peu plus cher, mais je ne crois pas que ce soit comparable. Aucun câble n’a la capacité universelle de modifier son application en modifiant juste le connecteur.

Afrik.com : Vous avez décidé de proposer le produit sur le marché africain. Pensez-vous qu’il soit mûr pour cela ?

Ladji Touré :
Je pense que le marché est tout à fait mûr. Le choix de développer l’axe commercial Afrique procède à la fois du cœur et de la raison. D’un point de vue un peu militant, je veux que le continent puisse bénéficier de cette innovation en même temps que les pays développés. D’autre part, au regard de réalités strictement économiques, on constate que de nombreux pays africains affichent des taux de croissance à deux chiffres. Il y a donc une vraie vitalité économique.

Afrik.com : Quelles sont vos cibles commerciales en Afrique ?

Ladji Touré :
Si en France nos premiers clients sont la grande distribution (Leroy Merlin, Castorama…), notre cible en Afrique est le BTP (Bâtiments et travaux public, ndlr), un secteur toujours très dynamique sur le continent. Nous avons déjà de bons retours, comme par exemple, au dernier salon de l’immobilier marocain à Paris. Par ailleurs, nous avons déjà un partenaire en Côte d’Ivoire.

Afrik.com : Comment avez-vous mis sur pied un réseau commercial en Afrique ?

Ladji Touré
: Je suis d’origine ivoirienne. Quand je retournais en Côte d’Ivoire, je remarquais qu’il n’y avait pas vraiment d’offre différenciée et fiable et de circuits clairs et précis en matière de produits télécom. Comme j’étais déjà dans la branche, je me suis dit qu’il y avait des choses à faire. Je voyais plus cela comme une action de développement qu’une simple opportunité. Il s’agissait dès lors de trouver, sur place, des entreprises officielles ayant pignon sur rue avec lesquelles nous pourrions dresser une filière d’approvisionnement claire offrant, à la fois, des produits de qualité avec une parfaite traçabilité. Nous travaillons aujourd’hui avec PDA Store, à Abidjan, avec qui ça fonctionne très bien. Nous souhaitons, en quelque sorte, labelliser une démarche et promouvoir ainsi les bonnes pratiques et garantir une vraie qualité aux clients africains.

Afrik.com : Les membres de la diaspora estiment souvent qu’il est difficile de travailler avec l’Afrique. Partagez-vous ce sentiment?

Ladji Touré :
Pas vraiment. Le fait que cela se passe bien avec notre partenaire ivoirien me motive au contraire et me donne l’envie d’aller plus loin. D’où ma démarche et mes ambitions africaines par rapport à Wiretape. J’estime que c’est un peu notre rôle d’essayer d’apporter notre pierre à l’édifice. Et je crois beaucoup dans l’action économique avec une approche gagnant-gagnant pour tirer l’Afrique vers le haut.

 Visitez le site de Wiretape