Week-end meurtrier au Burundi

Au moins une vingtaine de personnes ont été tuées et plusieurs autres blessées au Burundi au cours du week-end dans une série de combats entre les forces gouvernementales et celles du Front national de libération (FNL, rébellion) en divers endroits du pays, a-t-on appris lundi de l’état-major général de l’armée burundaise à Bujumbura.

Le plus violent accrochage a eu lieu dans la journée de samedi à Kanyosha, une commune située à une dizaine de km au sud de la capitale burundaise où l’armée régulière a déclaré avoir tué 17 rebelles du FNL et saisi plus de 300 munitions de petit calibre, 4 grenades, 10 fusils de type Kalachnikov ainsi que des documents.

Toujours dans la nuit de samedi, un militaire loyaliste a été tué et un autre grièvement blessé au cours d’une autre attaque attribuée au FNL dans la localité de Gatumba, à 10 km au nord-ouest de Bujumbura, selon le compte-rendu du porte-parole de l’armée gouvernementale, le major Adolphe Manirakiza.

Les hostilités se sont poursuivies dimanche dans la journée plus au nord, notamment dans les provinces pourtant habituellement calmes de Kayanza et de Ngozi.

Une attaque rebelle de plusieurs localités villageoises de
Kayanza et des positions militaires s’est ainsi soldée par la mort d’un soldat gouvernemental, tandis qu’un autre a été blessé par des éléments du FNL qui se seraient également livrés à des pillages et incendies de maisons d’habitation, a encore rapporté le responsable militaire de l’armée régulière.

Dans la province voisine de Ngozi, une embuscade attribuée
également au FNL a visé un convoi de cinq véhicules de transport en commun sur la Route nationale numéro 1 (RN1) dans la journée de dimanche.

Le convoi a été pillé, tandis que cinq passagers ont été blesséspar balles, a dit le commandant Manirakiza.

Vendredi dernier, sept personnes avaient été massacrées dans un bar de Shombo, dans le centre du pays, a encore rappelé le porte-parole de l’armée burundaise qui n’a pas été en mesure d’identifier clairement les auteurs de ce massacre, se contentant de se demander s’il s’agit d’éléments du FNL ou de bandits armés.

Ce regain de violences intervient au lendemain de l’investitured’un nouveau gouvernement élu qui a réitéré son offre denégociation d’une paix durable et définitive avec le FNL.