Virus espion « The Mask » : Careto fait du Maroc sa première victime !

Un virus cyberespion a été découvert par la firme Kaspersky, appelé Careto ou « The Mask ». Un logiciel malveillant de cyber-espionnage qui espionnait principalement les gouvernements et les grandes entreprises. Le Maroc, ciblé 384 fois, figure largement au top cinq des victimes notoires devançant le Brésil (137), le Royaume-Uni (109), la France (53) et l’Espagne (51)

Le virus Careto ou « The Mask » est actif depuis l’année 2007 et aurait fait à peu près 380 victimes au niveau de gouvernements et de grandes entreprises. Pour le moment, on sait peu de chose sur ce virus cyberespion, mais il semble qu’il était diffusé via des liens des sites du Guardian ou du Washington Post.

Un total de 31 pays ont été touchés, dont la France, l’Allemagne, la Chine et les Etats-Unis. Les principales victimes sont des responsables de missions diplomatiques, des hommes d’affaires, des responsables de compagnies pétrolières ou minières, des militants politiques, etc. Le virus Careto espionnait toutes les données à partir des smartphones et des tablettes, les conversations skype, ce que tapait l’utilisateur et les services ou les appareils synchronisés avec ces derniers.

Le virus informatique, « The Mask » ou Careto, en langue espagnole qui aurait la particularité d’avoir été piloté par un Etat souverain, aurait fait beaucoup de dégâts. Le Maroc en tête, aurait été victime de cette campagne de cyber-espionnage des plus sophistiquées découverte à ce jour. Selon “Kaspersky Lab”, le virus aurait visé un millier de sites ou d’adresses IP dans lesdits pays. Le Maroc, ciblé 384 fois, figure largement au top cinq des victimes notoires devançant le Brésil (137), le Royaume-Uni (109), la France (53) et l’Espagne (51). Les Etats-Unis, la Suisse, la Libye et la Chine ne sont pas en reste dans cette agression d’un autre genre.

Careto, de son nom ibère actif depuis 2007 avec un pic en 2012, n’aurait pas fait dans le détail en ratissant large. Gouvernements, sociétés de capitaux privés, entreprises du secteur énergétique, militants politiques, missions diplomatiques, organismes de recherche.