Une passerelle entre les coopératives agricoles et les banques

En périodes de crises économiques, les banques refusent de prêter de l’argent aux entreprises sous prétexte d’un manque de garanties solides. Les petites et moyennes institutions de microcrédits en payent les frais et restent sans financements. Pour pallier ce manque, le Fonds International de Garantie (FIG) intervient et permet de mobiliser les ressources financières disponibles localement.

En 2008, dix-huit organisations ont bénéficié de la garantie du FIG et qui a permis de mobiliser plus de 10 millions d’euros de crédits au profit des populations défavorisées d’Amérique latine et d’Afrique, les deux continents ciblés par l’organisation.

L’octroi de garantie du FIG aux institutions de microcrédit permet notamment aux jeunes entrepreneurs et coopératives agricoles de générer de l’emploi, comme dans le cas d’une coopérative de café au Pérou, un atelier de couture à Nicaragua ou encore un petit commerce au Bénin.

Des placements sûrs

« En 2008, aucune perte sur garantie n’est à déplorer et depuis plusieurs années, le taux de perte net n’a pas dépassé 0.43% », se réjouit Dominique Falque, directeur du Fonds International de Garantie.

Créé en 1985, le FIG a émis plus de 38 millions d’euros de garanties bancaires pour des crédits s’élevant à 157 millions d’euros. Environ 288.000 micro-entrepreneurs en ont bénéficié et près d’un million d’individus est directement concerné à raison de quatre personnes par micro-entrepreneur.

« Notre objectif est d’atteindre 13 millions d’euros d’ici à fin 2010 contre 4 millions d’euros actuellement », ambitionne Dominique Falque. Une vision qui répond, entre autre, à un projet de création du fonds régional de garantie ainsi que l’installation d’appareils pour la purification d’eau dans 10.000 villages des neufs pays riverains du bassin du Niger.