Une lente régression

La pente que prend le Nigeria, du moins certains de ses Etats comme celui de Kano, qui appliquera la Sharia dès le mois prochain, est glissante. Si l’on en croit un article paru sur le site allafrica.com, les médecins de sexe masculin ne pourront plus prodiguer des soins aux parturientes. Ce qui est évidemment d’une logique implacable dans le cadre d’une loi islamique.

Mais là n’est pas mon propos. Mon propos est le suivant : celui de savoir si le Nigeria en tolérant ce genre de pratiques ne tend pas à régresser. Si l’on s’en tient à la logique de la Sharia, les femmes n’ont absolument pas le droit au chapitre. Les doctoresses pousseront donc dans les choux. Et en attendant, les futures mères de l’Etat de Kano auront tout le temps de mourir en couches..

Le troisième millénaire approche et il y a encore des esprits disposés à mettre en place des pratiques aussi dénuées de sens. Aucune religion au monde ne doit servir de prétexte à de telles dérives. Notamment celle de sacrifier nos génitrices.

Il serait temps que l’on puisse mettre le holà à ce genre de pratiques. Le Nigeria n’est pas encore l Afghanistan. Une façon de dire que l’espoir fait vivre, exception faite des nouvelles mamans de L’Etat de Kano qui mourront si aucune médecin n’est disponible à l’heure « H », à la minute « M » et à la seconde « S « , le jour de la délivrance.