Un satellite d’une tonne va retomber sur la Terre cette nuit

Après quatre ans dans l’espace, le satellite « Goce » vit ses dernières heures. Avec un poids d’une tonne pour une longueur de 5 mètres, il a entamé sa chute vers la Terre et doit entrer dans l’atmosphère dans la nuit de ce dimanche à lundi.

Le satellite « Goce » a entamé sa descente vers la Terre. Il doit entrer dans l’atmosphère dans la nuit de dimanche à lundi. Quelques fragments pourraient retomber à la surface du globe.

Après quatre années passées dans l’espace, le satellite « Goce » vit ses derniers instants. Avec un poids d’une tonne pour une longueur de 5 mètres, il a entamé sa chute vers la Terre. Son réservoir de 41 kilos ne contient plus de xénon, gaz qui lui servait de carburant. Lancé en 2009 pour mesurer la gravité de la Terre, « Goce » a quitté son orbite située à 224 kilomètres d’altitude. D’après l’agence spatiale européenne, il devrait entrer dans l’atmosphère dans la nuit de ce dimanche à lundi. Il explosera à une altitude approximative de 80 kilomètres.

Selon MYTF1News, les autorités italiennes ont publié un communiqué ce dimanche, indiquant que deux fenêtres horaires étaient envisagées pour d’éventuelles (mais improbables) chutes de débris sur l’Italie. « Il n’est pas encore possible d’exclure la possibilité, même minime, qu’un ou plusieurs fragments puissent tomber en Italie dans deux fenêtres horaires : de 19h44 à 20h24 (heure locale) potentiellement sur les territoires du Val d’Aoste, du Piémont, de la Ligurie et de la Sardaigne, et de 07h48 à 08h28 le lundi, potentiellement sur le sud du pays (Molise, Campanie, Pouilles, Basilicate, Calabre et Sicile) », indique le communiqué de la Protection civile, repris par MYTF1News.

Selon le Professeur Heiner Klinkrad, spécialiste des débris spatiaux à l’Agence spatiale européenne (ESA), seule une petite fraction du satellite devrait toucher la surface de la Terre. « A peu près 20% soit 200 kilos de débris en plusieurs dizaines de fragments », explique le Professeur sur le blog de l’ESA. En outre, l’on apprend de Christoph Steiger, chef des opérations de « Goce » à l’ESA que le le risque d’être touché par un débris d’engin spatial est 65 000 fois plus faible que celui d’être touché par la foudre.