Un rapport algérien accuse le Maroc de semer la division à Ghardaïa

En Algérie, une association religieuse officielle accuse le Maroc d’être derrière les heurts de Ghardaïa, dans le sud du pays.

Dans son dernier rapport, l’Association des oulémas d’Algérie impute au Maroc la responsabilité des heurts dans la wilaya de Ghardaïa, dans le sud algérien. En effet, dans ce dossier qui doit être remis au Premier ministre Abdelmalek Sellal, l’organisation religieuse affirme que « les événements ne sont pas idéologiques », mais qu’il s’agit plutôt d’ « un complot ourdi par une main étrangère débuté immédiatement après le Festival amazigh au Maroc », rapporte le site d’information algérien Echouroukonline.

Cette association algérienne, appelée également « conseil des sages », est persuadé que « le Maroc tente d’exploiter le conflit inter-communautaire à Ghardaïa pour porter atteinte à l’intégrité territoriale de l’Algérie ». La région a à plusieurs reprises fait l’objet de troubles entre ces deux communautés. Aux balbutiements de ce dernier épisode de violences, certains affirmaient déjà que des « criminels, peu importe leur origine » tentaient de semer la discorde. Etait-il fait allusion au pouvoir marocain ? Une chose est sûre, c’est que le royaume de Mohammed VI est accusé de « semer la division au sein d’une certaine minorité, après que l’Algérie ait surmonté avec succès la vague du Printemps arabe ». Face à ces graves accusations, la riposte des autorités marocaines ne devraient pas tarder à tomber.

Le « conseil des sages » a été mis sur pied le 3 janvier dernier pour tenter de ramener le calme dans la région de Ghardaïa où de violents affrontements intercommunautaires ont lieu sporadiquement depuis décembre 2013, notamment entre la communauté mozabite amazighophone, de rite ibadite, et celle des chaâmbas arabophones, de rite malékite.