Un projet d’attentat « très avancé » déjoué en France

Les autorités françaises ont déjoué un attentat après la découverte de TATP, un mélange de produits chimiques en vente libre, dans un appartement perquisitionné à Argenteuil (Val-d’Oise).

Un autre Bataclan évité en France ? Tout porte à la croire après que les autorités françaises aient découvert du TATP, un mélange de produits chimiques en vente libre, dans un appartement d’Argenteuil (Val-d’Oise) perquisitionné.

Préalablement à des opérations de déminage, des perquisitions ont été menées par la DGSI dans le bâtiment, dont les habitants ont été évacués. La chaîne iTELE indique que le suspect aurait été interpellé à Boulogne-Billancourt, dans les Hauts-de-Seine. Il se nomme Reda, et a été alpagué dans le cadre d’une information judiciaire, ouverte en novembre dernier, qui ne porte pas sur les attentats du 13 novembre 2015 à Paris et Saint-Denis.

Des source proches du dossier indiquent que le suspect, lui-même passé par la Syrie, avait été condamné en juillet dernier par défaut en Belgique pour avoir participé à une filière d’acheminement de candidats au djihad vers la Syrie. La justice belge avait, lors de ce même procès, également condamné Abdelhamid Abaaoud, soupçonné d’avoir joué un rôle-clé dans la préparation des attentats du 13 novembre, et Chakib Akrouh, tué avec Abaaoud dans un assaut donné par les forces de sécurité contre un appartement de Saint-Denis, le 18 novembre.

Bernard Cazeneuve a précisé qu’à « ce stade, aucun élément tangible ne relie ce projet aux attentats de Paris et de Bruxelles ». Selon le ministre de l’Intérieur qui faisait face à la presse, cette arrestation résulte d’une enquête menée depuis plusieurs semaines, ayant « mobilisé d’importants moyens de surveillance physique et technique, ainsi qu’une coopération étroite et constante entre services européens ».