Un général rwandais au Darfour accusé de crimes de génocide

Une association d’expatriés rwandais accusent de génocide un général rwandais nommé commandant en chef adjoint de la future force internationale de maintien de la paix au Darfour (Soudan). Les Nations Unies et Kigali discutent au sujet de ces allégations, que le pays des Milles collines a déjà démenties.

Une association d’expatriés rwandais a accusé un haute responsable de la force conjointe de l’ONU et de l’Union africaine (UA) au Darfour (Soudan), le général Karenzi Karake, d’avoir ordonné des assassinats politiques et supervisé des massacres au Rwanda.

Le général rwandais a été nommé par l’UA au poste de commandant en chef adjoint de la force internationale de maintien de la paix au Darfour, qui doit être déployée dans la région en décembre.

Une source proche de l’ONU a déclaré à la PANA que l’association a demandé en vain au gouvernement rwandais de retirer le nom de M. Karake de cette force.

L’ambassadeur du Rwanda aux Nations unies, Joseph Nsengimana, a déclaré à la presse que ces accusations entraient dans le cadre « d’un effort de dissidence pour discréditer l’armée rwandaise ».

Le porte-parole de l’ONU, Mme Michele Montas, a déclaré mercredi que l’ONU était actuellement en discussion avec le gouvernement rwandais sur cette affaire.

« Le gouvernement rwandais déclare que ces allégations viennent de l’opposition », a-t-elle ajouté.

« Pour l’instant, il y a des requêtes adressées aux organisations internationales des droits de l’Homme et à d’autres organisations pour qu’elles se penchent sur cette question. Et il ne fait pas de doute que les discussions se poursuivent avec le gouvernement rwandais », a poursuivi Mme Montas.

Le Rwanda compte environ 3 000 soldats et policiers au sein de la Mission de paix de l’UA au Darfour (AMIS).