Un fauteuil pour trois

Ce samedi soir, le Maroc, le Sénégal et l’Egypte seront fixés sur leur sort. Seul l’un d’entre eux ira au pays du Soleil Levant pour la Coupe du monde 2002. Des larmes de joie et de tristesse en perspective.

A Rabat, on croise les doigts et on prie pour que les Algériens gagnent leur duel face aux Pharaons. Avec trois points d’avance, les Lions de l’Atlas ne sont pas sûrs de leur billet pour le mondial 2002. Ayant un match d’avance sur les autres équipes, ils auront les yeux rivés sur leurs postes de télévision. Leur qualification dépend de la défaite des Egyptiens en Algérie et des Sénégalais en Namibie. Ils sont effectivement mal placés au goal average, à la différence de buts.

Les Pharaons ont débarqué en Algérie depuis mardi denier. Histoire de mettre la pression sur leurs adversaires et de tâter le pouls des Fennecs.  » Nous sommes venus jouer avec la ferme intention de rentrer avec la victoire. », répète à l’envi Adly, le directeur technique. Battus 5-2 au Caire, les Fennecs veulent faire bonne figure. Mais l’équipe a été entièrement rajeunie, remodelée. Une victoire est vitale pour les Pharaons s’ils veulent continuer leur aventure mondiale. Et une victoire fleuve -prouesse qui paraît improbable- leur ouvrirait le chemin de Séoul.

Le pari de Bruno

L’entraîneur français des Lions, Bruno Metsu, est en train de gagner son pari : emmener les Lions à Séoul ou à Tokyo, les deux capitales qui accueilleront la Coupe du monde 2002. Les Sénégalais, qui n’étaient pas favoris dans  » ce groupe de la mort « , s’étaient frayé leur chemin en bousculant tous les prétendants. Les protégés de Bruno Metsu sont même allés battre les Marocains chez eux.

Les Lions auront un avantage certain à Windhock, en Namibie. Très motivés, les Sénégalais affronteront une équipe namibienne très démunie. Les  » Brave Warriors  » ont encaissé 12 buts lors des deux derniers matchs. Les Lions ne cachent pas que leur objectif est de mettre au moins cinq ballons au fond des filets pour éviter toute mauvaise surprise d’Alger.

Demain, il y aura des larmes de joie à Dakar, Rabat ou le Caire. Il n’y aura qu’un seul qualifié. Les deux autres regarderont le mondial devant la télé.