Un donné africain pour un rendu suisse

La pratique du commerce équitable se généralise mais encore trop peu. TerrEspoir, une fondation suisse aide depuis 1992 les petits producteurs africains à vivre un peu plus décemment. Hommages.

L’idée du commerce équitable a tendance à se généraliser. Tant mieux car elle est très bonne. L’initiative de TerrEspoir le prouve encore une fois. Cette fondation soutient des groupements de petits cultivateurs africains à travers la commercialisation de leurs produits. Leur credo :  » c’est d’abord au cultivateur que doit revenir le fruit de son travail « . C’est d’ailleurs la phrase qui vous accompagnera tout au long de votre visite sur leur site. En fait, il s’agit pour cette fondation helvétique d’améliorer les revenus et les conditions de vie des producteurs africains par une juste rémunération de leur travail. Mais aussi de leur offrir des débouchés garantis et une filière directe qui les libère des intermédiaires.

Pour la bonne cause

L’avantage pour les consommateurs suisses, c’est qu’ils ont accès à des produits tropicaux de qualité naturelle. En effet, les produits sont cultivés de manière extensive, sans pesticides ni activateurs de mûrissement. Ananas succulents, papayes parfumées, bananes délicieuses sont désormais à la portée de tous. Plusieurs magasins, les Magasins du Monde, distribuent ces produits en Suisse. Sinon, il est aussi possible de passer ses commandes par Internet. Le mieux est de se grouper avec des amis car il est plus intéressant de commander de grandes quantités. Cinquante kilos d’aubergines du Cameroun, ça vous tente pour cet hiver ? Des recettes africaines sont aussi proposées. Crevettes aux gombos du Togo ou soupe à la papaye d’Afrique du sud. On en a déjà l’eau à la bouche.

Le projet TerrEspoir a commencé en 1992 et depuis cette date, des dizaines de familles bénéficient de ce système. Pour beaucoup d’entre elles, c’est ce qui leur permet de faire face aux coups durs, de financer des études, d’acheter un terrain pour démarrer un projet d’élevage ou de construire un atelier. Ce qu’il faut aussi savoir, c’est que ces exportations vers la Suisse ne portent pas préjudice à l’autosuffisance alimentaire ni aux cultures traditionnelles des familles productrices. TerrEspoir fait partie d’une organisation plus large qui s’occupe de promouvoir et d’adapter le commerce équitable dans le cadre de la mondialisation. Ce grand groupement s’appelle Cose. Pour la bonne cause.

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