Tunisie vers une sortie de crise politique ?


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Le parti au pouvoir en Tunisie, Ennahda, a accepté vendredi la feuille de route du syndicat UGTT pour résoudre la profonde crise qui sévit dans le pays. Le document prévoit notamment la mise en place d’un gouvernement de technocrates.

Ennahda lâche du lest. Le parti islamiste à la tête du gouvernement a accepté la feuille de route proposée par le syndicat UGTT, pour résoudre la crise qui mine le pays. Cette feuille de route, initiée 17 septembre, prévoit même la mise en œuvre d’un gouvernement de technocrates, l’adoption de la Constitution, et d’une législation électorale. Toutefois, Ennahda « a annoncé qu’il lancera un dialogue national sérieux permettant au pays de sortir de la crise politique ».

La dernière crise politique a éclaté suite à l’assassinat de l’opposant Mohamed Brahmi, engendrant de multiples manifestations de l’opposition qui a réclamé la démission d’Ennahda. Jusqu’à présent, l’opposition avait toujours refusé de négocier avec le parti au pouvoir, réclamant un nouveau gouvernement apolitique. Un dialogue de sourds. Ennahda, avait de son côté refusé de remplacer son équipe gouvernementale sans qu’un consensus, notamment sur la Constitution, ne soit trouvé.

« Dialogue national en vue »

De leur côté, l’Union générale des travailleurs tunisiens (UGTT), le patronat représenté par l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (Utica), l’Ordre des avocats et la Ligue tunisienne des droits de l’Homme, qui ont rédigé cette feuille de route, réclament aux deux parties de revenir à la table des négociations. L’objectif, établir « un dialogue national » avec le président Moncef Marzouki et le Premier ministre, Ali Larayedh pour « annoncer solennellement que le gouvernement dirigé par les islamistes sera remplacé sous trois semaines par un cabinet d’indépendants ».

De même l’Assemblée nationale constituante (ANC) doit, pour sa part, en un mois, à compter de cette annonce, approuver une loi et une commission électorale, fixer le calendrier des scrutins à venir et adopter la Constitution dont l’élaboration est suspendue depuis de nombreux mois. Cette nouvelle main tendue pourrait bien devenir un réel espoir pour le pays de régler ses tracas politiques qui le font stagner depuis la révolution de janvier 2011, qui a conduit à la chute de Ben Ali, réfugié en Arabie Saoudite.

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