Tunisie : les élections auront lieu en 2014, selon Mehdi Jomâa

Le chef du gouvernement provisoire en Tunisie, Mehdi Jomâa, ainsi que le président de l’Instance supérieure indépendante pour les élections, Chafik Sarsar, ont assuré, lundi, que les élections auront lieu cette année.

Les élections auront lieu cette année en Tunisie. C’est du moins ce que le Premier ministre et le président de l’Instance supérieure indépendante pour les élections (ISIE) ont annoncé, ce lundi, à l’issu d’une réunion avec les membres de l’ISIE. D’après Mehdi Jomâa et Chafik Sarsar, « les préparatifs des prochaines élections vont bon train. Elles seront réalisées cette année », ont-ils dit, rapporte Babnet.net. Une avance de 10 millions de dinars avait été versée à l’ISIE, à la demande de l’instance, en mars dernier, afin de préparer les élections. Le président de l’instance a estimé le coût des prochaines élections à 100 millions de dinars. Ce dernier a insisté sur la nécessité de minimiser les dépenses des élections, sans toutefois « en affecter l’organisation ».

Les deux responsables ont expliqué que les échéances électorales se déroulent sous plusieurs aspects : sécurité, aménagement des sections régionales de l’ISIE et mobilisation des ressources humaines et financières nécessaires.

Les membres du gouvernement actuel ne seront pas autorisés à se présenter aux prochaines élections, a rappelé Mehdi Jomâa.

Concomitance des élections ?

Après avoir adopté une nouvelle constitution, voté la nouvelle loi électorale et fixé l’échéance des élections, reste désormais à savoir si la Tunisie décidera, ou non, d’une concomitance des prochaines élections présidentielle et législatives.

Selon Sarsar, l’ISIE s’est préparée aux deux scénarios. En cas de séparation des deux échéances électorales, la Présidentielle sera organisée en deux tours. Le second tour pourrait avoir lieu le dernier dimanche du mois de décembre, soit le 28 décembre 2014, alors que le premier tour aurait lieu le 23 novembre 2014, conformément à la loi électorale qui fixe la période de séparation de l’entre-deux-tours à 43 jours.

Le parti Ennahda, majoritaire à l’Assemblée nationale constituante, s’est dit favorable à la concomitance des élections, contrairement aux autres partis représentés à la table du Dialogue national qui penche pour la séparation des scrutins. Pour justifier la nécessité de joindre les élections, le chef du bureau politique du Mouvement Ennahda, Ameur Larayedh, invoque la contrainte du facteur temps et l’écart des coûts. D’après lui, organiser deux scrutins simultanés reviendrait 30% moins cher.

Le secrétaire général du Parti des patriotes démocrates unifié, Zied Lakhdhar, pense que la séparation des deux scrutins permettrait davantage de transparence et une efficacité d’organisation.