Tunisie : le choix du prochain Premier ministre fait polémique

Les négociations ont pu débuter en Tunisie le 25 octobre avec la promesse d’Ennahda de céder le pouvoir à des indépendants et le retour dans l’hémicycle de la soixantaine de députés d’opposition qui boycottaient l’ANC depuis trois mois. Le nom du futur Premier ministre indépendant de la Tunisie doit être annoncé ce samedi. Mais l’opposition et les islamistes tunisiens au pouvoir peinent à s’accorder sur le choix de la personne.

Le dialogue national entamé il y a une semaine en Tunisie doit déboucher sur la nomination de la personnalité qui devra succéder au Premier ministre islamiste Ali Larayedh et conduire la Tunisie vers des élections. Mais l’opposition et les islamistes tunisiens au pouvoir peinent à s’accorder sur le nom du futur Premier ministre indépendant qui doit être annoncé ce samedi.

L’UGTT, principal médiateur, a annoncé dans la nuit de vendredi à samedi que la classe politique avait décidé de créer une nouvelle commission de négociations pour tenter de départager les candidats en lice. Selon l’AFP, cette commission s’est réunie peu avant 10h00 (09h00 GMT). Elle est composée du secrétaire général du syndicat, Houcine Abassi, du président de l’Assemblée nationale constituante (ANC), Mustapha Ben Jaafar, du chef du parti islamiste Ennahda, Rached Ghannouchi, des opposants Béji Caïd Essebsi, Ahmed Nejib Chebbi, Ahmed Ibrahim, Hamma Hammami et de Kamel Morjane, un ancien ministre du régime déchu de Zine El Abidine Ben Ali. Les négociateurs n’ont pas réussi à départager deux candidats : Mohamed Ennaceur, 79 ans, et Ahmed Mestiri, 88 ans, deux vétérans de la vie politique qui ont été ministres du premier Président Habib Bourguiba. Ennahda et son allié laïc de gauche Ettakatol soutiennent Mestiri, tandis que l’essentiel de l’opposition s’est rangée derrière Ennaceur, rapporte l’AFP.

Le dialogue national doit déboucher sur la nomination de la personnalité qui devra succéder au Premier ministre islamiste Ali Larayedh et conduire la Tunisie vers des élections. Larayedh a conditionné son départ à l’application stricte du calendrier des négociations, qui prévoit la mise en place d’une législation et d’un calendrier électoral ainsi que le lancement de la procédure d’adoption de la Constitution, en cours de rédaction depuis deux ans. Sa démission formelle ne doit d’ailleurs pas intervenir avant la mi-novembre.