Tunisie : Kais Saied désigne Hichem Mechichi nouveau Premier ministre

Kaïs Saied, Président de la Tunisie

Le chef de l’Etat tunisien, Kais Saied, a, dans un contexte très tendu, désigné le ministre de l’Intérieur, Hichem Mechichi, chef du futur gouvernement de ce pays d’Afrique du Nord.

La Tunisie a un nouveau chef du gouvernement. Ce samedi soir, le chef de l’Etat tunisien, Kais Saied, a désigné le ministre de l’Intérieur, Hichem Mechichi, chef du futur gouvernement. Ce dernier doit former son équipe, d’ici un mois. M. Mechichi va succéder à Elyes Fakhfakh qui a été contraint à la démission par Ennahdha, qui avait déposé une motion de défiance contre l’ex-chef du gouvernement.

Dans une vidéo réalisée au palais de Carthage et publiée sur la page officielle de la présidence de la République, le Président tunisien, s’adressant au tout nouveau Premier ministre, Hichem Mechichi, a indiqué : « après l’examen et la lecture de toutes les situations, je vous charge de former le gouvernement ».

Pour sa part, Hichem Mechichi, dans une déclaration publiée par la Présidence, a estimé que sa désignation à ce nouveau poste représente « une grande responsabilité et un grand défi surtout dans les circonstances actuelles de notre pays ».

Qui est Hichem Mechichi

Agé de 46 ans, Hichem Mechichi est juriste de formation. Il est ministre de l’Intérieur dans le gouvernement sortant d’Elyes Fakhfakh, par ailleurs premier conseiller du président de la République tunisienne, Kais Saied, dont il était aussi le chargé des affaires juridiques. Il est par ailleurs ancien chef de cabinet des ministères du Transport, des Affaires sociales et de la Santé.

Hichem Mechichi a la lourde mission de travailler pour former un gouvernement qui répondra à toutes les attentes des Tunisiens. D’autant que sa désignation n’a pas fait l’objet de consensus des partis au pouvoir. L’autre objectif du chef du gouvernement, c’est d’obtenir la confiance de l’Assemblée nationale à la majorité absolue d’ici septembre, pour éviter la dissolution du Parlement et la tenue de nouvelles élections législatives.