Tunisie : Jomaâ compte « rétablir la sécurité face au terrorisme »

Le Premier ministre tunisien Mehdi Jomaâ a rappelé que la Tunisie avait encore de multiples défis à relever notamment sécuritaires, économiques et sociales. Le pays a fait un pas en adoptant sa Constitution, mais a encore beaucoup à faire.

La Tunisie ne doit pas dormir sur ses lauriers. C’est le message que le Premier ministre Mehdi Jomaâ a tenu à faire passer, lors d’un discours à l’Assemblée nationale, ce mardi. Selon lui, le pays a en effet encore de multiples défis à relever. Il faut entre autre rétablir la sécurité face au « terrorisme » et créer les conditions pour relever l’économie, a-t-il déclaré à l’Assemblée nationale. Selon le chef du gouvernement, ce sont les clés pour permettre la tenue d’élections en 2014.

Mehdi Jomaâ a également réclamé la confiance de l’Assemblée pour devenir Premier ministre de la Tunisie. Il ne faut « pas oublier les difficultés de cette période de transition : difficultés sécuritaires, économiques, sociales et politiques. Le but suprême est d’aller vers des élections libres et intègres », a-t-il déclaré devant la Constituante, qui doit procéder au vote de confiance dans la journée. A ce titre, les priorités sont « d’imposer la sécurité, de rassurer le peuple, et de remédier à la situation économique. Si le terrorisme menace la sécurité de l’Etat, nous sommes déterminés à répliquer à ce défi et à imposer la loi/ Il n’y a pas de place pour le terrorisme », a-t-il martelé.

Le Premier ministre tunisien a également insisté sur les efforts à faire sur le plan économique en « arrêtant l’hémorragie des finances publiques, reprenant les projets d’infrastructure, développant les régions avec le soutien des (pays) frères et des institutions internationales ». Mais il a aussi appelé à l’apaisement social, en référence aux grèves et blocages réguliers d’entreprises, notamment publiques, pour les forcer à des embauches face à un taux très élevé de chômage, notamment chez les jeunes diplômés. Selon lui, « il est certain que notre économie va se développer si nous bâtissons une culture du travail. Il faut rompre avec les comportements portant atteinte à l’économie, nous ne serons pas tolérants vis-à-vis du chaos ».