Trafic de bébé au Niger : le procès de l’ex-président du Parlement s’ouvre le 2 janvier

Le procès de l’ex-président du Parlement du Niger et opposant, Hama Amadou, et d’une vingtaine de personnes dont son épouse, impliquées dans un présumé trafic international de bébés, s’ouvrira le 2 janvier, à Niamey.

L’affaire du trafic de bébé a fait la Une de la presse nigérienne, mais a aussi eu un échos à l’international. C’est finalement le 2 janvier qu’a été fixé le procès de l’ex-président du Parlement du Niger et opposant, Hama Amadou, et d’une vingtaine de personnes dont son épouse, impliquées dans un présumé trafic international de bébés, a indiqué, ce mercredi, un avocat de la défense. « L’instruction est terminée. On m’a informé que le procès du trafic présumé de bébés a été fixé au 2 janvier 2015 », a indiqué Mossi Boubacar, avocat de l’épouse de Hama Amadou, en liberté provisoire, depuis mardi, après avoir passé près de sept mois en prison.

Dans le collimateur de la justice de son pays, l’ex-président du Parlement, principal opposant au chef de l’Etat Mahamadou Issoufou, avait quitté le Niger, fin août, après l’autorisation par les députés de son audition par la justice dans une affaire de trafic de bébés entre le Nigeria, le Bénin et le Niger. Il est actuellement en fuite en France.

Hama Amadou a toujours clamé que les poursuites lancées contre lui étaient politiques, arguant que le pouvoir cherche à l’écarter avant la Présidentielle de 2016. « Ce dossier est un dossier de droit commun, il n’est donc pas politique » a, pour sa part, soutenu le ministre de la Justice, Marou Amadou, fin novembre. « Si à l’issue du procès Hama Amadou est condamné, alors il devra se livrer à la justice nigérienne, sans quoi nous formulerons une demande d’extradition », a affirmé récemment Hassoumi Massaoudou, le ministre nigérien de l’Intérieur. « Autrement, nous le ferons inscrire sur la notice rouge d’Interpol », a-t-il menacé. Si l’ex-président du Parlement ne se rend pas, il sera alors jugé par contumace.